‹ Œuvres complètesChapitre 457 sur 594 · ACTE 1, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE II

De la triste Sion célèbrent les malheurs.

UNE ISRAÉLITE chatite seule.

Déplorable Sion , qu'as-tu fait de ta gloire?

Tout l'univers admiroit ta splendeur :

Tu n'es plus que poussière ; et de cette grandeur 11 ne nous reste plus que la triste mémoire. Sion, jusques au ciel élevée autrefois,

Jusqu'aux enfers maintenant abaissée , Puissé-je demeurer sans voix ,

Si dans mes chants ta douleur retracée Jusqu'au dernier soupir n'occupe ma pensée!

TOUT LE CHŒUR

0 rives du Jourdain! ô champs aimés des cieuxl Sacrés monts , fertiles vallées , Par cent miracles signalées !

Du doux pays de nos aïeux Serons-nous toujours exilées?

UNE ISRAÉLITE , Seule.

Quand verrai-je, ô Sion! relever tes remparts, Et de tes tours les magnifiques faîtes? Quand verrai-je de toutes parts Tes peuples en chantant accourir à tes fêtes?

TOUT LE CHŒUR

0 rives du Jourdain! ô champs aimés des cieux! Sacrés monts , fertiles vallées , Par cent miracles signalées !

Du doux pays de nos aïeux Serons-nous toujours exilées?

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