‹ Œuvres complètesChapitre 576 sur 594 · VIII. — SUR LA JUDITH DE BOYER · texte numérisé non relu

VIII. — SUR LA JUDITH DE BOYER

A sa Judith , Boyer , par aventure ,

Êtoit assis près d'un riche caissier ;

Bien aise étoit : car le bon financier

S'attendrissoit et pleuroit sans mesure.

« Bon gré vous sais , lui dit le vieux rimeur :

Le beau vous touche , et ne seriez d'humeur

A vous saisir pour une baliverne. »

Lors le richard , en larmoyant , lui dit :

« Je pleure , hélas ! pour ce pauvre Holofeme ,

Si méchamment mis à mort par Judith. »

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