POUR LE PORTRAIT D'ANTOINE ARNAULD
Sublime en ses écrits, doux et simple de cœur,
Puisant la vérité jusqu'en son origine,
De tous ses longs combats Arnauld sortit vainqueur.
Et soutint de la foi l'antiquité divine.
De la grâce il perça les mystères obscurs,
Aux humbles pénitens traça des chemins sûrs ,
Rappela le pécheur au joug de l'Evangile.
Dieu fut l'unique objet de ses désirs constans :
L'Église n'eut jamais , même en ses premiers temps ,
De plus zélé vengeur, ni d'enfant plus docile.
ÊPITAPHE D'ANTOINE ARNAULD.
Haï des uns , chéri des autres ,
Estimé de tout l'univers, Et plus digne de vivre au siècle des apôtres
Que dans un siècle si pervers, Arnauld vient de finir sa carrière pénible. Les mœurs n'eurent jamais de plus grave censeur,
L'erreur d'ennemi plus terrible, L'Ëglise , de plus ferme et plus grand défenseur.