De somme
2. C'est le dea des Latins, dit Boqnefort : parla iéent! Cette interjection, qui, suivant Nicot, « enforce ia dictions, répond à certes. Rabelais, II, 9 : m Dea, mon amy, Je M faydoubte aucun que ne sçachiez bien parier divers bagages.» Cf. /d., 30.
3. Ce second membre de phrase est tronqué; il font dire : Et ces bétes de somme savent-elles autre chose, i ton avis, que fouler le grain sur lequel on les conduit? Non certes , répond Socrate.
4. Dès le temps de Yaugelas , on ne disait plus que : je battrai, etc.
5. Plutôt : Comment battront, broyeront-ils {eenuâmaux, sous-ent.] ce qui doit être battu, broyé?
6. C'est-à-dire comment les épis étendus sur l'aire pfésenteront-ils une surface plane , égale ? A qui le soin (h veUler appartient-il ? Pour ces détails , cf. Columelle et Pline, 2oc. faud. ; Varron , I^ 52; Virgile, Cr€0r^.,li 177 et suiv.
ment le sol * : car tirans les gerbes, et mettans isjours sous les pieds des jumens' ce qui »t pas rompu, ils feront aller tout d'un train ssi bien ce qui va dessous que l'autre', et si udceront plus ainsi. Doncques, dit il lors, il n est rien à dire , ô Socrates, qu'en ceci tu n sçaches autant que moy. Apres cela, dis je, scbomache, ne nettoyons nous pas le blé en mant ? Dis moy, ô Socrates, dit il, sçais tu pas n que si tu commences à vanner devers le it qui est contre le vent, toute la baie * s'en era par tout le sol? Il n'y a point de faute*, je. Et par ce moyen, dit il, tomberoit elle } sur le blé? Ouy, dis je, car elle auroit bien aire de passer par dessus tout le monceau de ^, et aller en la place du sol qui est vuide. si on commence, dit il, k vanner au dessous vent ? n est aysé à veoir, dis je, que la baie ra à son monceau à part. Mais , dit il , après ^ tu auras bien esventé le blé jusques au miiQ de l'aire , le laisseras tu ainsi espars , et
1. En d'autres termes : des ouvriers qui trayaiUent à ire , qui la façonnent.
1 Dans le sens dejumenla des Latins ( Ajungendo, dit «ius, c. i }.
3. ns feront en sorte que tout sera foulé également.... l sur ces détails, Homère, Iliade, XX, 495; Théocrite, !y{. X, y. 54; Geopon., II, 14; et Mém. de VAcad. des Mcripl., t. IX, p. 350.
4. Anjourd'hui on écrit plus généralement balle (sauf latefois les botanistes qui ont conservé bdle ) : c'est ipêlUcuIe qui recouvre la semence; l'enveloppe du grain.