‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 152 sur 293 · Surfaces · texte numérisé non relu

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2. Aujourd'hui: chanteuses, les musicienoes; aiui Ronsard, dans les Amours de Cassandre, nous parie de sa lyre chanter esse. --^Snt cette coutume des rois de Pena, cf. Plutarque, Symp.,l, 7; Macrohe, Saiurn, , VII, iy

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e'est bien fait k eux de quoy ils ne font part k leurs femmes de la dissolution de Tyvrongnerie. Doocques si quelque autre, encores qu'il ne soit vj roy ny officier, pour estre dissolu et aban* (bnné aux vol uptez, fait d'adventure quelque foiteavecques la garse* ou la chambrière, il ne bot pas que la femme s'en tormente ny s'en pssionue, ains qu'elle aye ceste considération, fie pour la honte qu'il a d'elle, il va yvrongner avec une autre, et faire en la compaignie de

ikiuoD, de Regno Pers., l, 95, 110; II, 127; cf. Piutar- «le, de l'Amour, c. 23; Athénée, XIII, 86 et 87. 1* Gars et garse désignaient autrefois un jeune homme !t Qoe jeune fille , devenus majeurs; c'était l'opposé de ^Usier, pupille ; témoin ce vers d'un ancien poëte, nommé lootfaocon :

De bassier qu^il esloit, il est devenu ^arj.

•e méme^ dans ses DiU moraux :

Le masle est gars à quatorze ans, Et la femelle est^ar^e à douze.

Au XTi« siècle, comme l'atteste Borel ( Trésor de Rehirches , p. 218 ] et avec raison^ quoi qu'en dise Ro- [liefort], garse, sans cesser d'être employé dans le style loMe, commençait à prendre une acception défavorable , fn du moins à s'entendre d'une fille de médiocre condi* ^n: dans Ovide manuscrit (Ghrestien Gouays), Junon Uiriant contre Vénus s'écrie :

Or cette garse me despit ; il des Periers , 10* Nouvelle : c< Mon procureur demanda ^cste jeune garse à sa mère pour chambrière^ »

Quant aux étymoiogies de^ar«, aussi diverses que peu Utisfaisantes, on peut voir Borel, pass. cité, et Roquefort^ 1. 1, p. 666, 667. c( L'origine de ce mot, observe Ménage, tHkL élym,, t. i, p. 653, 2* éd., est tellement cachée, <|tfon n*en a pu trouver aucune qui me plaise. »

celle la ses folies et insolences. Les roys qui ayment la musique font beaucoup de miisiciens ^ ceux qui ayment l'éloquence, plosiems eloquens ^ ceux qui ayment la luicte, plnsieon bons luicteurs^ : ainsi, si le mary se soucie oultre mesure du corps, il est cause que la femme se farde -, s'il ayme trop son plaisir, il la fait dissolue et mal vivante ^ s'il ayme toutes choses bonnes, il la rend chaste et honneste. Quelqu'im demanda k une fille de Sparte, nouvelle mariée, si desja elle avoit eu affaire k son mary : N(hi (dit elle), mais ouy bien mon mary à moy*. C'est k mon advis la façon que doibt garder b femme , de ne refuser point , ny de faire k fascheuse k son mary , quand il la convie ï telles choses; mais aussi de ne l'en convier point. Ceci sent sa femme lubrique et de»hontee *, et cela monstre grande oultrecuidaoce, et point d'amitié. Il ne faut pas que la femme aye d'amis , mais ceux qui sont amis de son mary, qu'elle les tienne pour les siens. Or sont les dieux nos premiers et principaux amis'-, et pour cela, il luy faut adorer les dieux en qui son mary croit, et n'en recognoistre point d'au-

1. On disait alors simultanément luisler, luUter,!^^ ^ 1er, enfin lucter (luctari) ; luisle , luitte , luicle et ImcU» Ronsard nous parle, dans ses Odes ,

Et de l'escrime et de la luitu adestre

(de la lutte adroite).

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