‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 213 sur 293 · Quin sine rivali teque et tua solus amares · texte numérisé non relu

Quin sine rivali teque et tua solus amares

(Horace, Ars, poeL, v. 444.) 1. Crescentem tumidis infla sermonibus utrem.

(Horace, SaU, II, 5, 98.) 5. Cf. Horace, SaL, 1, 10, 71.

Lenis cernere saucium litura.

Sed cum jam undique funderet figuras,

Aiunt iumina sustulisse cœlo,

Et secum : solidœ nec ipse posco

Hoc tantum mihi laudis, inquit; a me

Fastus sit procui insolentiorum :

Gratia tibi maximas, Apolio,

Et vobis quoque maximas, Camœnae,

Hœc tam grandia quœ mihi annuistisM

^oannis Aurait^ de Androgyno et Senatu semestri, Mortale quondam Jupiter genus fingensS

1. Cette eiclamation, si naïvement comique, n'est que parodie de ce fameux vers de Y Anthologie :

'Hêiôov |iàv èycûv • èxàpacce 8è ^etoç "OtiTipoç. tnicus écrit sous la dictée d'Apollon et des Muses, mme Homère, dans le poëte grec et dans la traduction Boileau iEpig., 26, éd. de Saint-Marc, Amsterdam, 72); comme La Fare^ dans l'imitation de J. B. Rousseau oésies diverses, t. ii, p. 342, éd. Lefèvre, 1824).

2. Dorât, Daurat , ou D' Aurai, dont le véritable nom dt Disnematin ou Disnemandi, et qui dut, à ce que l'on »ure, son surnom latin Auralus, à la couleur de ses eveux. Il enseigna le grec à Ronsard : celui-ci regrette,

la préface de sa Franciade), qu'il n'ait pas écrit dans langue maternelle; et dans plusieurs de ses pièces, fait

son maître le plus bel éloge. Comme poëte latin, il a é loué aussi par Du Bellay (sonnet à Baïf); par Montaigne, }$ais, II, 17 ; par Pasquier, 1. 1, p, 1131, par Bayle, etc.; eut le titre de poëte du roi, et mourut cependant fort luvre : V. sur lui Ménage, Vilœ Pétri jErodii et G. magii, p. 186 et suiv. ; Moreri, Dict., 1. 1, p. 444, etc.

3. De Tbou, au 1. XIII, après avoir exposé la mesure; )Dt il est question dans ces vers : a In eam rem Joannes

(Hermaphroditus si Platonis est verax*) Maremque femioainque fecerat junctos, Numéris haberet ut suis opus plénum, Pedes quateraos et quatema qui crura, Totidem lacertos, et pares illis palmas Gérèrent : sed inde mentis insolens fastus Recens ereatis in Jovem rebellandi Ineessit, esse cum se cernèrent taies, Auctuque tanto corporum gemellorum. :

Iratus ergo Juppiter, coerceret '

Nimiam ferocis ut superbiam gentis, >

Divisit illos, atque singulos, quales Hodie videmus, segregavit in partes Per umbilicos, more quos crumenarum Mox stringit in parvumque collegit nodum : Interminatus, si superbiant ultra.

Fore singulos ut denuo retruncaret Partes in ambas, sic ut instar Empusœ S

Auratus, tum anlicornm pneroram prsceptor (précepteur des pages du roi : y. Bayle, qui a signalé la bévae des traducteurs, Dict. phiL, art. Daurat, 3* éd., Amsterdam, 1720, t. II, p. 967, note H), et mox professer regias, <» diyini ingenii, carmen elegantissimum, sed petulanti libertate, in gratiam cardinalis Lotharlngi, qui negotium illnd urgebat, consçripsit^ quo amplîssimum ordinem Ândrogyno Platonis comparât, n) On petit lire, au sujet de celte pièce , les Etudes sur La BoHie, p. 260 et suiv.

1. Cette fiction est mise dans la bouche d* Aristophane, l'un des interlocuteurs do Banquel, c. 16 : v. t. y, p. 46, éd. Bekker.

2. Empusa (S(jL?cou(ra) , spectre qu'Hécate envoyait aai hommes pour les effrayer. Il n'ayait qu'an pied, et c'était un pied d'airain , d'où lai yient probablement son nom : « Snnt qui putent dictum napà toO Sv TC::6CCeiv, qnod iino incedat pede, quasi gu.7cou<Tav ; alterum enim pedem aeneum habet. » Henri Estienne, Append. ad Thés, ling-

Pedibusque cruribusque singulis nixi, Jove se minores et diis faterentur.

Sic acta tum res, acta si modo est unquam ; Praesens sed illam comprobavit exemplum ; Nam nuper et rex prœsides suos cernens Omnesque eonsiliarios palatinos, Ferocientes integro quod anno jus Darent, habentes continenter in plebem Bis sex per orbes menstruos potestatem , Divisit illos ; deque singulis, binos Fecit sedere, judicesque semestres Sexto vicissim quoque mense prœcepit :

Ita gens ferocior prius, suos fastus Flatusque minuit principiscatiçura*.

Quod si superbe, si insolenter ultra se Gérant, verendum dividantur ut rursus , Nomineque cum re sœpius diminuto , Tandem trimestres, forte sesquimestresve

'OBc, 1572, p. 861. Cf. Aristophane, Les Grenouilles, v. •3, et les scolies sur ce vers, éd. Firm. Didot, 1842,

1. «Les con^eiirersde Henri II, raconte M. Villemain, iDs la Vie de L'ffospilal, pour asservir la magistrature, risèrent le parlement de Paris en deui sections, qui vaient se succéder l'une à Tautre, pendant six mois acune. Us se flattaient ainsi de trouver toujours dans ne de ces assemblées la docilité qui manquerait à utre, et d'anéantir par là le droit des remontrances, ble débris, ou plutôt imparfait supplément des anties libertés du royaume. » C'est en effet la cause que De lou, lac. ciL, assigne à cet édit : kQuo^ debilitatis tam raicorporisviribus, castigationem facilius admitteret;» ne s'étonnera donc pas de la résistance qu'il trouva au in du parlement, dont il mutilait la puissance : porté en 54, il fut aboli trois ans après.

Dein vocentur, menstruique ad extremum; Novœque lunae cum novo magîstratu Redeant, et olim dictitetur urbane :

Ut luna menses, sic régit magistratus.

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