Ce cri touchant rappelle celui d'Horace; 5a
0^ rus, quando- ego te videani, quandoquc licebit....
Cf.^ Pétrarque, Sonn. 189,221'; etRacan, dans son oélèbrr tableau a des doulceurs de la vie champestre, »
5. Montaigne donnait aussi à «on pays cette deniièrr épithète : a J'escris chee moy> en pa'ùt tauvagt, où per-* sonne ne m'ayde ny me relève , » III, ff.
n n*est point de païs plus plaisant^ à mes yeux : Tu es au bout du monde, et je t'en ayme mieux ; Nous sçavons après tous les malheurs de nostre aage*.^
tin lundy fut le jour de la grande journée * Que l'Amour me livra; ce jour il fut vainqueur , Ce jour il se feit maistre et tyran de mon cœur : Du fil de ce jour pend toute ma destinée.
Lors fut à mon torment ma vie abandonnée, Lors Amour m'asservit à sa folle rigueur*. C'est raison qu'à ce jour , le chef ^ de ma langueur. Soit la place en mes vers la première donnée :
Je ne sçay que ce fut, s* Amour tendit ses toiles Ce jour là pour m'avoir , ou bien si les estoilles S*estoient encontre * moy en embusche ordonnées ^ ;
1. Ce mot, dont l'acception primitive se retrouTe en-^ eore dans nos campagnes, rappelle le début des adieux de Marie Stuart à la terre qa*elle ne devait plus revoir :
Adîen, plaisant païs de France....
2. Nec scelera populos inter atque urbes sita Novit, nec omnes cooscius strepitus pavet.
(Sénèque le Trag., loe. laud.)