Il est bien inutile
traire à la nature (estant toute raisonnable) q l'injure. Reste doneques de dire que la liberté naturelle , et par mesme moyen (à mon ad\ que nous ne sommes pas seulement nais ' en p< session de nostre franchise, mais aussi avecqi affection de la défendre. Or si d'adventure ne faisons quelque doubte en cela, et sommes U abastardis que ne puissions recognoistre i biens , ny semblablement nos naifves aff( tions, il faudra que je vous face l'honneur ( vous appartient, et que je monte ^, par manie de dire , les bestes brutes en chaire, pour v( enseigner vostre nature et condition. Les bes (ce m'aid' Dieu ^), si les hommes ne font trop sourds, leur crient : Vive liberté! Plusieur en a d'entr'elles , qui meurent si tost qu'el sont prinses. Comme le poisson, qui perd la aussi tost que l'eau, pareillement celles là qi tent la lumière , et ne veulent point survivri leur naturelle franchise. Si les animaux avoi< entre eux leurs rangs et prééminences , ils roient (à mon advis)de liberté leur nobles Les autres, des plus grandes jusques aux plus '] tites, lorsqu'on les prend, font si grande re stance d'ongles, de cornes, de pieds, de bc qu'elles déclarent assez combien elles tienm cher ce qu'elles perdent. Puis estans prinses, m