‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 97 sur 293 · Cf. Varron, III · texte numérisé non relu

Cf. Varron, III

2. Allusion aa supplice des Danaïdes, dont parle Li* ; crèce, III, 1022 :

Hoc, ut opinor, id est, xvo floreote puellas Quod memorant, laticem pertusum congerere in Tas, Quod tamen expleri nuUa ratione potestur. Suivant ce poëte, réunis entre les mains de Tinsensé, ... Pertusum congesta quasi io vas Comrooda perfluxere atque ingrata interiere. /6., 949; cf. VI, 20; et Plutarque, Banquet des $epltûi(Kf C.58.

DE XE>'OPHON. 169

]uand tu auras prins une chambrière tende rien k faire la laine, de la mettre er et l'enseigner, et ainsi laftiîre valoir f le double de ce qu'elle valoit. De , quand parfois d'une servante que tu ; malhabile a servir et n'entendant anier le fait de la despense , tu en feras I apprinse, loyale et diligente, que puis

tiendras si chère, que tu ne voudrois lonnee pour diose du monde. Qu'elle icores plaisante occupatfon pour toy, a pourras à ton gré faire bien k ceux ^rras sages et faits au proufit de la maichastier aussi ceux qui te sembleront ditionnez^ ? Mais surtout le plus grand eroit, si tu pouvois te monstrer meilue moy, et me faire par ce moyen i que toy, et aucunement ton subject.

ne te faudra point craindre, quand tu as avant en l'aage , que tu en sois pour- »ins honorée en la famille ^ ains seras i qu'estant plus aagee, d'autant que tu 1 mon endroict plus loyale compaigne ,

enfans plus fidèle thresoriere de nostre e tant seras tu en plus grand honneur ^tion à ceux de la maison. Car de vray,

mot ne s'applique plus qu'aux choses ; des mart, des livres bien conditionnés, Nicot ne le int, et cependant il était fort usité auxvi^ siècle : Banquet des sept sages , c. 34, parle aussi a de 1 estans sages et bien conditionnez, »

Boètie. 8

170 LA MESNAGERIE

luy dis je , tout ce qui est de bel et bon en la vie des hommes leur vient et s'augmente par la vertu, non point par la fleur de la jeunesse ny la beauté. Voylà, ô Socrates, ce que je pense avoir retenu du propos que je luy tins premièrement.

Et t'apperceus tu point, luy dis je lors, é Ischomache , que cela l'esmeut aucunement ï avoir soing? Ouy je t'asseure k bon escient, me dit il adoncques, et parfois l'ay je veues'en mordre les lèvres et en rougir bien fort, quand je demandois chez moy quelque chose qu'on y eust porté, si elle ne le me pouvoit bailler promptement. Et un jour la voyant se fascher en soy mesme pour une telle occasion, je Iny dis : Ne te passionne point*, ma femme, pour ce que tu ne me peus donner ce que je te demande. Quand on a faute de quelque chose qui fait besoing, c'est vraye et expresse pauvreté : mais de ne pouvoir trouver ce qu'on a , quand on le cerche, ce défaut est moins desplaisant, que quand, lors mesmes qu'il feroit mestier^on ne le cerche point, sçachant qu'on ne l'a pas*.

1. Ne t'affecte pas.... uSe passionner, dit Nicot, c'iil se tourmenter;» et il n'ajoute aucune aatr€ acceptiM de ce verbe réfléchi.

2. Lors même que le besoin s'en ferait sentir.... Addition oiseuse : le texte dit seulement u que de ne le iioiit chercher tout d'abord, parce qu'on sait qu'on ne l*t pas.»

3. Cependant Columelle a dit avec raison : « Vêtus eH proverbium, paupertatem certissimam esse, qaam tUetjus indigeas, uti eo non posse, quia ignoretar abi projec-

DE XENOPHO:;. 17 J

Maintenant de cesle fascherie lu n'en es pas cause, mais moy, qui l'ay baillé en main tout ce mesnage, sans ordonner* où il falloit que chasque chose fust, k fin qlie tu sceusses, de tout ce qui est céans, où il le faut mettre, et d'où il le faut prendre. Or n'y a il au monde, ma femme , ny chose plus aysee pour l'usage , nyplus belle que le bon ordre. Un chœur de comédie est composé d'hommes: mais quand chascunfait a sa fantasie et à belle adventure, c'est une confusion, et chose desplaisante h veoir. Mais ceux la mesmes, soit ou qu'ils facent quelque chose, ou qu'ils parlent, s'ils y vont d'on train - en bon ordre , c'est plaisir de les Teoir. Une armée aussi, disois je, si elle est désordonnée, ce n'est qu'un trouble^ Elle pre-

(omjaceat quod desideratur. » XII, 2, 1. 1, p. 779 de Védit. Gesner.

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