II. RONDEL
A bien juger mon propre affciire Et piteux cas, sans riens en taire,
Plus qu'autre croire me debvez, Se par advanture n'avez Information de contraire.
Celle ou celluy qui m*a brassé Ce maulvais los et pourchassé Me het et ne vous ayme pas; Mais il quiert que soye cnacié De vostre amour et effacié.
Je congnois bien telz advocas.
Se vous avez voulu refaire Leur voulenté pour me deffaire, Vous faictes mal et me grevez.
Considérez que vous sçavez Qu'onc vers vous ne voulus meffaire A bien juger.