P. 393, 1. 9. — Mademoiselle Tesman - manquerai
pas] Mademoiselle Rising (pleurant presque). — Je ne l'ai vraiment acheté que pour faire honneur à vous deux quand vous reviendriez.
Hedda. — Mais ma bonne mademoiselle Rising...
Mademoiselle Rising (attache son chapeau). — Oui, le bon Dieu le sait bien.
Hedda. — Non, mais écoutez, tante Jane...
Tesman. — Hedda est un peu myope, tante...
Mademoiselle Rising. — Bien, bien, ce n'est vraiment pas la peine de parler davantage de ce détail... Mais il faut que je rentre [Ajouté après coup : en ville. Et] auprès de ma sœur Rina, la pauvre... Mon ombrelle? Ah, la voilà. Car elle est à moi aussi. (Elle marmonne.) Pas à Berte. (Cordialement à eux deux.) Allon , adieu, adieu, mes amis ! Adieu, Axel ! Dieu soit loué que tout aille si bien chez vous.
Hedda. — Adieu, tante Jane.
Tesman. — Et reviens bientôt nous voir.
Mademoiselle Rising. — Grand merci, mon garçon. Je n'y manquerai pas. (Elle sort par la porte du vestibule.)
Hedda. — Crois-tu qu'elle a été fâchée contre moi pour cette histoire de chapeau?
Tesman. — Oh, fâchée, je ne crois pas. Mais je crois qu'elle a été un peu vexée.
Hedda. — Oui, mais qu'est-ce que ces façons de se défaire de son chapeau ici dans le salon? Quand elle vient en visite. Comment peut-elle avoir pareille idée? On ne fait pas cela.
Tesman. — Oh, tu peux être sûre que tante Jane ne le fera plus.
Hedda. — D'ailleurs je vais arranger cela.
Tesman. — Oui, chère Hedda, fais-le donc.
Hedda. — Je vais inviter quelques bons amis chez nous demain soir. Et je l’inviterai en même temps.
Tesman. — Oui, c'est cela, Hedda ! Car r appelle-toi ce qu'elle a été pour moi depuis le temps où j'étais gamin.
Hedda. — Et puis, il peut être utile de l'avoir sous la main. Car cette bonne... on ne peut sûrement pas compter sur elle.
Tesman. —
P. 393, 1. 14-15. — Si tu pouvais te décider à... Fais-le pour moi, Hedda ! Si tu la tutoyais désormais