Il descend à droite
1. 26-P. 133, 1. 22. — Madame Wangel. — Parce que je crois que... (Elle s'écrie :) Maintenant j’ai appris quelque chose sur Johnson.
Wangel. — Qu'as-tu appris?
Madame Wangel. — Johnson était sur le bateau avec lequel Lyngstrand a fait naufrage. J'en suis tout à fait sûre.
Wangel. — Ma chère, d'où le conclus-tu?
Madame Wangel. — D'un récit que Lyngstrand nous a fait ce matin. Johnson a appris à bord... d'une façon ou d'une autre,... je ne sais comment... Il a appris que j'étais mariée. Je m'étais mariée en son absence. Et alors c’est venu !
Wangel. — Qu'est-ce qui est venu?
Madame Wangel. — Il est venu ceci que Johnson a soudain été si effroyablement vivant en moi. Il me semblait le voir [Biffé : devant moi, partout où j 'étais et allais.
Wangel. — Te paraissait-il tel que tu l'avais vu dans la réalité?
Madame Wangel. — Non. Je ne le vois pas ainsi. Pas aussi jeune qu' autrefois. Je le vois plus âgé. Et je le vois avec une barbe. Une barbe rousse. Il ne portait pas la barbe autrefois.] Il y a une chose surtout, que je vois avec une effrayante netteté.
[Ajouté après coup , pour remplacer ce qui est biffé ci-dessus :
Il m’arrive de le voir soudain devant moi.
Quel aspect te semble-t-il avoir?
Tel que je l'ai vu la dernière fois. Là-bas à B., il y a dix ans...]
Wangel. — Quoi... !
Madame Wangel. — Il a toujours une cravate rouge qui est tenue par une grosse perle bleuâtre, une épingle de cravate, tu comprends... [Ajouté après coup , les lignes , p. 133, Z. 19-22, depuis : Je vois]
Wangel. — Oui, oui.
Madame Wangel. — Et quand je pense à cette épingle, il me semble qu'elle devient un œil de poisson mort, qui me regarde. Me regarde fixement.
1. 26-P. 134, l.i. — Manque entre les deux répliques de Wangel , qui n} en font qu'une.
P. 134, 1. 2. — trois] deux
1. 9-14. — - Oh ! comment mon cœur a-t-il pu supporter cela. A toi ! A toi, pour qui j’ai une si profonde affection. [Biffé : Mais il faut que je me décide à le dire. Car je sens que] cela m’oppresse de plus en plus. [Biffé : C’est pourquoi je vais te dire le plus terrible.]
[Ajouté après coup : Confié ceci à toi. Et ensuite la réplique, p. 134, 1. 5-8.]
Wangel. — Oui, dis-le moi,... dis-le !
T. xiv.
Madame Wangel. — Le plus terrible est que lorsque cet étranger est devenu si vivant en moi, alors... Ah !...
Wangel. — Alors?
Madame Wangel. — Tu as comme disparu de ma vue, Wangel !
Wangel. — Disparu? comment cela?
Madame Wangel. — Quand tu n'es [. D'abord écrit : n'étais] pas là, je ne peux [ U abord écrit : pouvais] plus me figurer comment tu es. C'est [. D'abord écrit : C'était] l'étranger que je vois [D'abord écrit : voyais] [Biffé : au lieu de toi.]
Wangel. — Explique-toi davantage sur ce point, Thora.
Madame Wangel. — Je veux dire que lorsque tu circules en barque et que le vent souffle l'orage, et que je suis ici dans une inquiétude mortelle pour toi, ce n'est pas toi que je me représente dans la barque... Ou bien, si, c'est bien toi, mais sous l'aspect de l'étranger... Et puis, il y a l’indicible.
Wangel. — L'indicible...?
Madame Wangel. — Non, non, non !... Un seul fait encore. Et ce sera tout. Wangel,... comment expliquerons-nous... cette couleur des yeux de l’enfant?