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L. 32. Il y a « Foi » au lieu de « Dogme

P. 504, 1. 23. Écrit d’abord après la ligne 13, même page.

P. 505, L 28. Au lieu de « suis-le » était d’abord écrit: « jouis de ta vie terrestre ».

P. 507, 1. 8. Ajouté après coup.

P. 508, 1. 27. Écrit d’abord :

Oh, alors donne P. 511, 1. 2-3.

Impossible !

Perdre l’enfant. Il le faut.

L’APPARITION

M’arracher aux rets du monde.

P. 513, 1. 8-13. De ces vers, le sixième est écrit le premier, puis le quatrième et le cinquième, puis les trois premiers.

P. 514, 1. 23. Après cette ligne est écrit :

( Il fond en larmes.)

P. 515, 1. 14. Ajouté après coup, mais après la ligne 16.

P. 517, 1. 14. Ajouté après coup.

P. 518, L 10-13. Ajouté après coup.

I MWJT /

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS

P. 161. — Partie! — Quatrains en vers ïambiques dimètres stricts, tous féminins, à rimes alternées.

Écrit à Genzano en juillet 1864 (V. la notice, p. 52). Publié pour la première fois dans le recueil de 1871.

Henrik Jæger (Henrik Ibsen , pp. 52-63) a fait remarquer que ce poème reprend le motif de « Promenade au clair de lune après un bal » (T. I,

P. 162. — Motif de confiance. — Distiques en vers du type anapestique très libres, à quatre syllabes accentuées, tous masculins, rimés.

a Écrit à Rome, peu après L’arrivée de l’auteur », dit Halvorsen (Bibliografiske Oplysninger, p. 40). Publié pour la première fois dans le recueil de 1871.

Le poème est ici traduit d'après sa forme définitive. Le titre primitif était : « Aux jours de DybbÔl. » Au dixième distique, Ibsen avait d’abord écrit : « tous » au lieu de « les femmes », et a espoir » au lieu de « alarmes ».

P. 164. — Puissance du souvenir. — Distiques en vers du type anapestique, tétram êtres, féminins, rimés.

s Écrit en Italie, vers 1864 », dit Halvorsen (op. cit.f p. 40). Publié pour la première fois dans le recueil de 1871.

P. 166. — Chez moi. — Strophes de cinq vers du type anapestique libre, où le premier, le troisième et le quatrième sont tétramètres, masculins, et riment ensemble, et le second et le cinquième sont féminins et riment ensemble.

ŒUVRES D’ITALIE

Strophe rare, dont on trouve pourtant au moins un exemple chez Welhaven (a Repos dans la forêt »).

Sur la date et l'occasion de ce poème, voir la notice, p. 69. Publié pour la première fois dans le recueil de 1871.

Dans la seconde strophe, Ibsen avait d'abord écrit « grandissants » au lieu de a ailés », et « potelés » au lieu de « turbulents », et le dernier vers était : « vers les empires les plus délicieux. » — Dans la troisième strophe, a aux yeux gris de plomb » a remplacé : & des lunettes sur le nez. »

P. 167. — La gorge de montagne. — Distiques en vers ïambiques stricts, tétramètres, masculins et rimés.

« Écrit pendant le premier séjour de l'auteur en Italie, vers 1864-65 », dit Halvorsen (op. cit.y p. 38). Publié pour la première fois dans le recueil de 1871.

Ce poème est une transformation du sonnet II du cycle « Au Musée » (t. III, p. 128). Un jeune ami d'Ibsen lui demanda un jour d'expliquer ce poème qu'il ne parvenait pas à comprendre. Ibsen s'y refusa, parce que, dit-il, « un poème qui vaut quelque chose s’explique de lui-même » (John Paulsen, Samliv med. Ibsen , 1906, p. 174). Pourtant Halvdan Koht (Henrik Ibsen , I, p. 306) donne cette interprétation simple : les vers anciens d'Ibsen, si torrentueux, sont aujourd'hui des feuilles sèches.

P. 168. — Un cygne. — Même rythme que dans le poème précédent, mais les rimes sont plus librement distribuées.

« Écrit pendant son premier séjour en Italie, vers 1865 », dit Halvorsen (op. cit., p. 39). Publié pour la première fois dans le recueil de 1871.

Le poème est évidemment à rapprocher de la première strophe du « Brand épique », où Ibsen annonce qu'il écrit peut-être sa dernière chanson.

L'idée du chant du cygne est déjà dans le premier tercet du sonnet III de « Au Musée » (t. III, p. 129).

Les deux premiers vers du second quatrain étaient d’abord écrits : « protégeant sans rien dire la psyché qui dort », et placés après les deux vers suivants.

P. 169. — Une église. — Strophes de cinq vers dimètres, le plus souvent ïambiques réguliers, avec la même disposition de rimes que dans le poème précédent.

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS

] e ne connais pas d'autre exemple de cette strophe.

« Remaniement de 1865 environ d’un poème inédit plus ancien », dit Halvorsen (op. cit.} p. 43). Publié pour la première fois dans le recueil de 1871.

Le dernier vers de la première strophe était d'abord : « avec un levier ». — A partir du second vers de la deuxième strophe, Ibsen avait d'abord écrit :

avec foi et doute , par le travail du jour et le jeu de la nuit , en un style double.

P. 170. — L’assassinat d’Abraham Lincoln, — Même strophe que celle du poème « Terje Vigen » (t. V, p. 322).

Ce poème, daté du 30 avril 1865, a été publié le 15 mai par le journal danois Fædrelandet. C'est le seul poème de cette période qu’Ibsen ait publié immédiatement.

Il est traduit ici d’après son texte définitif du recueil de 1871. La première publication avait :

dans la troisième strophe, « Allemand » au lieu de « Prussien » ;

dans l'avant-dernière, « moussu » au lieu de « fongueux » ;

dans la dernière, « voûte » au lieu de « mur ».

P. 170. — aigle, licorne . Allusion à l’aigle qui figure dans les armoiries des États-Unis, et à la licorne qui figure dans celles de la Grande-Bretagne. — la Pologne. Allusion à la révolte de 1863. — l'Anglais devant Copenhague. Allusion à la victoire remportée par Nelson en 1801 et au bombardement de Copenhague en 1807. — la tombe près de Flensborg. Il s'agit du monument du sculpteur danois Bissen en l'honneur des morts de la bataille d'Isted (1848). Ce monument, inauguré en 1862, fut transporté à Berlin en 1864. — Sonder bor g subit un bombardement sévère à la fin de la guerre de 1864.

P. 172. — La maison dorée. Snoilsky, au cours des quelques mois qu’il a passés en Italie, surtout à Rome, puis à Naples et dans les environs, a composé une suite de poèmes qu’il a publiés à son retour en Suède sous le titre Italienska Bilder , et parmi ces poèmes un seul est dédié : « à Henrik Ibsen ». C'est « La Maison dorée de Néron », qu’il écrivit avant le 6 octobre 1864. Comme dans tout son recueil, il y expri-

ŒUVRES D’ITALIE

mait son enthousiasme pour l'indépendance italienne et ses tendances « vers la gauche », ainsi qu'il l'écrivait à un ami. Ce poème fut dédié à Ibsen avec sa permission, et Snoilsky le lui a évidemment lu à Rome, et Ibsen, en avril 1865, s'en est inspiré, ainsi que de quelques autres poèmes antérieurs de son nouvel ami. M. Harald L. Tveteras, dans Norvegicai pense même que Snoilsky a dû attirer l'attention d'Ibsen sur l'Italie contemporaine. L'unité italienne a été certainement, avec la guerre du Slesvig, un thème principal de leurs conversations, et ils ont ainsi exercé l’un sur l'autre une influence appréciable.

M. S. Svensson (Edda} 1930) a cru voir chez Ibsen, et en particulier dans « l'Assassinat d' Abraham Lincoln », d’autres influences suédoises, surtout celle de Tegnér. Mais Snoilsky a beaucoup plus compté pour lui. Toutefois son scandinavisme et son amitié avec Dietrichsen l’avaient amené à connaître la littérature suédoise avant même de venir à Rome, comme on le voit par sa curiosité de connaître Snoilsky dès 1862 (V. p. 11 et p. 12 du présent volume).

P. 174. — Discours sur la tombe de P. A. Munch. — Publié dans Illustrer et Nyhedsblad) 1865, n° 29.

P. ijô. — son conseil au Danemark. Ce conseil exprimé dans Morgenbladet avait soulevé des polémiques violentes, mais il datait de 1849. — Sur la théorie des migrations, voir la notice, p. 77.

P. 181. — Vers d'album. — Vers ïambiques stricts, le second et le sixième trimètres, féminins, et rimant ensemble, les quatre autres masculins, tétramètres, et rimant ensemble.

« Écrit vers 1866 », dit Halvorsen ( op . cit., p. 40).

Le premier manuscrit, sous le titre « Strophe d’album «, portait la mention : « non envoyé. » Et le cinquième vers commençait par « mon étoile », qu’Ibsen a remplacé par « une étoile », lorsqu'il a publié le poème (pour la première fois) dans le recueil de 1871.

L’image de l’étoile filante provient du sonnet I du cycle « Au Musée » (t. III, p. 127), mais elle y avait un tout autre sens. Le poème a été vraisemblablement écrit à la nouvelle de la mort de Thea Bruun, qui avait, déjà inspiré le poème « Partie ! » (p. 160). Elle était morte à Kristiania, le 6 décembre 1865.

P. 182. — Dans l’album d’un musicien. — Distiques de vers trochaïques stricts, tétramètres, féminins, rimés.

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS

k Écrit à Rome, en février 1866, dans l’album d’Edvard Grieg », dit Halvorsen [op. cit.9 p. 45), — Publié pour la première fois dans N or disk Tidsskrift de Hamilton, 1870, et compris dans le recueil de 1871.

Dans l’album, le second vers était :

âme aux bêtes} vie aux pierres.

Le « Brand épique ».

P. 1S5. — J’aperçois un cadavre. Dans Le Crépuscule de la Norvège , Welhaven avait comparé son pays tantôt à « une épave immense », tantôt à un a cadavre fardé ». — Ymer est, dans la mythologie Scandinave, un géant né de gouttes de givre répandues par Niflheim, chauffé par les étincelles de Muspelheim ; de lui descend la race des trolds géants. — Le Jarl. Il s’agit du jarl Haakon, défenseur du paganisme. Il vainquit en 988 les vikings danois de Jomsborg dans la bataille de Hjôrungavaag, fjord du Sônnmôre. Au cours de son excursion de 1862, Ibsen était passé tout près de là. — Snefrid. Harald aux beaux cheveux, qui fit l’unité de la Norvège par la bataille de Havrsfjord (872), garda pendant trois ans chez lui le cadavre de sa femme Snefrid, jusqu’au jour où on lui persuada de changer les vêtements de la morte, qui tomba en pourriture aussitôt qu’elle fut remuée (Snorre Sturlasôn, Harald Haarfagers Saga , 25).

P. T SS. — une flèche. L’unique église existant alors à Kristiania, qui eût une flèche, était a l'église de Notre Sauveur ».

P. iqô . — stabbur. C'est, dans une ferme, un bâtiment distinct, sorte de magasin et maison aux provisions, construit en bois sur quatre piliers en maçonnerie ; un pont de bois en pente conduit à sa porte. Le stabbur est souvent le plus orné des multiples bâtiments qui composent une ferme de quelque importance.

P. 200. — le soleil va baisser , non parce que le soir va venir, mais parce que viendra l'hiver, pendant lequel le soleil, à midi, sera plus bas, phénomène très sensible en ces régions. — Egir : le Neptune de la mythologie Scandinave.

F. 203. — pour être pèlerins... Deux vers qui proviennent du poème Dejlig er jorden , psaume d’Ingemann souvent chanté.

P. 2oç. — Jutul pétrifié. — Les êtres appelés Jotun ou Jutul , ou, aujourd’hui, plus communément, troldf sont des êtres nocturnes. Les T. VII. 36

ŒUVRES D’iTALIE

légendes sont nombreuses, où Ton prolonge quelque dispute avec eux jusqu'à l'aube, et alors ils sont pétrifiés.

P. 215. — Ah, les belles forces perdues! Se trouve textuellement dans l'avant-dernière strophe de « La pêche de Thor », un des chants de « Les Dieux du Nord » d'Oehlenschlâger.

P. 217. — N'éteins pas le flambeau. L'annonce de son action future par Brand paraît inspirée par Esaïe, XLII, et la réponse d'Ejnar empruntée au verset 3 : « il n'éteindra pas le lumignon qui fume ».

P. 218. — lorsqu'on a commandé une chanson au shalde. Allusion aux nombreux poèmes d'Ibsen lui-même, composés surtout pour l'association des étudiants, à l’occasion du 13 janvier (souvenir des ancêtres) et du 17 mai (fête nationale). — - Un témoin Va écrit. Allusion à l’épigraphe du chant national, couronné en 1820, de H, G. Bjerregaard :

Courage , fidélité, vaillance , et tout ce qui fait honneur , le monde entier peut l'apprendre dans les rocs de Norvège .

P .21g. — Ce fut simple parade ... Il s'agit du roi Oscar Ier, qui, en 1844, peu après son avènement, décida que le drapeau de la marine de guerre norvégienne, au lieu d’être le drapeau suédois, serait le drapeau norvégien avec la « marque d’union ». En même temps, la « marque d'union 1 était introduite dans les drapeaux de la marine marchande des deux pays, et afin de distinguer, dans chacun d'eux, les drapeaux des deux marines, ceux de la marine de guerre devaient avoir « fente et langues *.

P. 220. — le Fenris du doute. Le loup Fenris, fils du dieu traître Loke, a été attaché par les Ases, mais il s'échappera un jour, avalera le soleil, et ce sera le commencement du Ragnarok.

Le coup de tire-pied. La légende d'Ahasvérus, « le Juif errant », ou « le cordonnier de Jérusalem », a inspiré de nombreux écrivains vers le milieu du dix-neuvième siècle, surtout en Danemark, — et en France.

P. 221 . — On raconte d'un troll... V. la notice, p. 20-21. Toutefois Ibsen avait d'abord situé cette légende dans le Telemark (V. p. 528 et p. 567, note pour la p. 528).

P. 223. — le pavillon rouge. V. la notice, p. 21.

P. 22$, — Hé, voici la coudraie. En rentrant à Rome au commencement de septembre 1864, après son séjour à Genzano, Ibsen lut à l'Association Scandinave, dans Morgenbladet du 23 juin précédent, l’histoire suivante :

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS

<1 Vendredi dernier, ce fait s’est produit à Gardermoen, qu'un soldat de vingt-quatre ans, de Hadeland, par crainte d'aller à la guerre, résolut de se rendre infirme pour éviter le service militaire. Il s'est coupé, d'après ses propres explications, la première phalange et la moitié de la seconde de la main droite ; mais l'explication du médecin estime qu'il n'aurait probablement pas pu, de la main gauche, se couper le doigt, mais que peut-être il l'a tranché à la hache, ce qu’il n'a pas voulu reconnaître. Le conseil de guerre l'a condamné à vingt jours de cachot pour avoir « essayé » d'échapper au service militaire, car il a d'ailleurs été reconnu encore bon pour le service. »

Cette histoire, qu' Ibsen n'a pas utilisée dans le Brand dramatique, reparaîtra dans Peer Gynt.

P. 227. — L'homme de la liberté . Christian Krohg (1777-1828) fut ministre dans le premier ministère norvégien en 1814. Une souscription nationale fut proposée, quelques mois après sa mort, par Henrik Wergeland, pour lui élever un monument, qui fut inauguré le 17 mai 1833. — Sur l'histoire qui suit, voir la notice, p. 73. Wergeland passait, en effet, pour avoir prononcé après une nuit « de danse échevelée autour d’un bol de punch » son fameux discours pour l'inauguration de la statue de Chr. Krogh, « l’homme de la liberté », en 1833, mais c’est à un autre discours de Wergeland, prononcé Tannée suivante « en souvenir des ancêtres », qu'Ibsen a emprunté un passage, en l’exagérant quelque peu, afin de l’adapter à l’histoire du doigt coupé.

L'orateur avait dit : « Les ancêtres ont jeté aux temps antiques les semences de nos plus splendides libertés... elles ont été les joyaux de famille des Norvégiens, un alleu spirituel qui a bien pu être laissé hors d’usage pendant un temps, mais jamais se perdre, etc. » (Samlede Skrifter, VII, pp. 392-410). — Bjôrnson, à la fête du 17 mai 1864, avait prononcé un discours à la gloire de Wergeland, et dit que « nommer Wergeland, c’est comme agiter un drapeau du 17 mai > (Artikler og Talert p. 244), et M. JustBing pense que l’épisode du « Brand épique » pourrait être une réponse à ce discours de Bjôrnson {Henrik Ibsens Brand , en kritisk studie , p. 87). C'est possible, sans qu’il y ait eu pour cela intention satirique à l'égard de Bjôrnson, car Ibsen n'avait pour lui, à ce moment, que les sentiments les plus cordiaux. U a dû se rappeler surtout l’enthousiasme de la foule lors de la fête du 17 mai 1860, qui fut exceptionnellement brillante à la suite d’une crise politique. C'est cette

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journée-là qu’il a décrite, comme l’a indiqué Halvdan Koht, après Hans Eitrem ( Efterladte Skrifter , I, p. lxvii), et son ironie est à sa propre adresse, car il avait composé pour la fête un poème qui était précisément un magnifique éloge des Norvégiens du temps des sagas (t. V, p. 294).

P. 241. — Le psautier à cinquante-deux feuilles est un jeu de cartes.

P. 242. — cinq petits poissons. Dans le Nouveau Testament, c’est cinq pains et deux poissons.

P. 243. — les mots... tracés sur le mur. (Daniel, V).

Le Brand dramatique.

P. 266. — Tu es de cette jeune école... Allusion au mouvement piétiste suscité depuis peu par le professeur Gisle Johnson. Jusqu'alors le piétisme était plutôt spontané, d’origine paysanne.

P. 267 . — Le jeune sculpteur Walter Runeberg était en train de modeler un Silène ivre.

P. 270. — Sa voix tonna... (Exode, III). — Il arrêta le soleil (Josué, X, 12-13). — N* éteins pas le brandon... V. la note pour la p. 217. — Et il est jeune comme Hercule. L’idée que Dieu est jeune est fondamentale chez Wergeland, et a aussi été exprimée plus tard par Bjôrnson (V. Chr. Collin, Det géniale menneske} p. 31). Mais si l’idée du Dieu jeune et fort comme Hercule est venue à Ibsen par suite d’une suggestion, je croirais plutôt avec Francis Bull ( Studier og Streiftog , p. 285), qu’elle lui a été inspirée par Michel-Ange, l’artiste qui l’a certainement le plus frappé tout d'abord (V. la lettre à Bjôrnson du 16 septembre 1864, Brevef I, p. 89).

P. 276. — soudain lié , tondu,... (Juges, XVI)

P. 306. — L'Adam nouveau. « Le premier homme, Adam, a été fait avec une âme vivante ; mais le dernier Adam est un esprit vivifiant » (première épître aux Corinthiens, V, 45). L’idée du nouvel Adam se trouve déjà p. 271. Ibsen avait déjà dit en 1851 que Stabell « avait tué le vieil Adam et fait peau neuve » (t. II, p. 274).

P. 3T8 . — hors la mort sur un tas de cendres , comme Job. On sait que Job mourut vieux, riche et honoré.

P. 33*. — Sois ferme jusqu'au bout... On trouve dans l'Apocalypse (II, 10) : « Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS

vie. » Et le mot du second vers que j’ai traduit par « salut » est littéralement « couronne de vie ».

P. 337 ■ — colombe blanche. Allusion à la fin du déluge (Genèse, VIII, n). — le serpent n'a pas encore mordu son talon. Dieu dit au serpent :

« la postérité de la femme t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse, III, 15).

P. 341. — Tu flamboies comme un glaive de Dieu (Genèse, III, 24).

P. 344, — la « terreur d’Isaac ». (Genèse, XXXI, 42 et 53).

P. 349. — Le roi Bele. Personnage de la « Saga de Frithiof », saga islandaise sur des Norvégiens du pays de Sogn. Bélé ne paraît pas ailleurs. Il est pris par Ibsen comme représentant des antiques vertus Scandinaves. Mais ce choix est singulier. Il s’explique par la célébrité qu'avait donnée à Bélé le grand poème épique du Suédois Esaias Tegnér, La Saga de Frithiof traduit par Léouzon le Duc. Ibsen, pendant son excursion de 1862, était passé en bateau en vue de l’endroit où Bélé avait régné, et où l’on a élevé, depuis, une statue à Frithiof (Balholm). M. Fredrik Bôôk (Fran attiotalet, pp. 285-289) pense qu’une explication supplémentaire se trouve dans deux vers de Tegnér qu’Ibsen aurait retenus et interprétés à sa façon. Après la mort de Bélé, ses fils envoient Frithiof réclamer à Angantyr, jarl des Ôrkney, le tribut qu’il a cessé de payer. Frithiof est très bien reçu, mais Angantyr répond :

Nous ne devons nul tribut , mon peuple et moi sommes libres , nous boirons au roi Bêlé sans obéir à sa loi.

Ces deux derniers vers auraient été pris par Ibsen, selon M. Fredrik Bôok, comme expressifs de la grandiloquence vaine dont se moque Brand, car, dit-il, c'est le bailli qui parle de Bélé, et tous les rodomonts Scandinaves « pourraient, avec une sincérité cynique, prendre à leur compte » ces deux vers.

P. 299. — Un trou. Légère modification de ce que racontait un membre de la colonie Scandinave : il prétendait que du temple de Jupiter Capitolin subsistait seulement le trou de la serrure (L. Dietrichson, Svundne Tider , I, p. 341).

P. 407. — la troisième génération (Exode, XX, 5).

P. 408. — qu'il est « effrayant de louer ». Ces mots placés entre guil-

ŒUVRES D’ITALIE

lemets sont sans doute une citation de la Bible, mais je n'ai pas su les y trouver.

P. 413. — Quiconque voit Jéhovah, meurt! Dieu dit à Moïse : « Tu ne pourras voir ma face, car nul homme ne peut me voir et vivre » (Exode, XXXIII, 20).

P. 440. — Elle a crié : Démolissez ! Tout le passage exprime la diversité des sentiments suscités par la destruction de la vieille église. Le fait était fréquent, depuis le milieu du siècle, et se rattachait au mouvement piétiste (O. A. Johnsen, Norges bônder , p. 368). Pourtant, il semble que les pasteurs désiraient des églises nouvelles plus que les paysans, qui parfois opposaient quelque résistance.

P. 4$ç. Urian aux avant-postes (second livre de Samuel, XI), — lancer jusqu’au ciel la cime de la tour (Genèse, XI). — V échelle de Jacob (Genèse, XXVIII).

P, 461 . — Qui s’abaisse sera élevé . Se trouve textuellement dans le troisième évangile, XVIII, 14, et dans les autres.

P. 462. — la marque de Caïn sur ton front (Genèse, IV, 15).

P. 473. — celui qui veut l'esprit vrai (littéralement: esprit et vérité). Formule du quatrième évangile (IV, 24). — tel David devant NathanJ qui vient lui reprocher la mort d'Urian (second livre de Samuel, XII).

P. 477. — Il vous faut âme d'enfant pour entrer dans son royaume. Se trouve presque textuellement dans le premier évangile (XVIII, 3).

P. 479. — et la danse devant l'arche! (Second livre de Samuel, VI),

P. 494 . — il n'a même pas laud ! Abréviation usuelle pour laudabilis, note d'examen. Le mot « note », en norvégien, se dit karakter, qui a aussi le même sens qu'en français, d'où le calembour dans la réplique suivante du bailli.

P. 50/. — Snefrid. V. la note pour la p. 185,

P* 502.. — chapeau d'oubli , le chapeau qui rend invisible, bien connu dans le folklore norvégien (V. P. Chr. Asbjôrnsen, En aftenstund i pro prietcerkjôkken). — un roi exalté ... V. la note pour la p. 219.

P. 516. Le plus humble ver de terre. « Je suis un ver, et non un homme » (Psaumes, XXII, 7).

P. 573. — je voulais être table où Dieu pouvait écrire . Formule qui revient pour la seconde fois, évidemment suggérée par le souvenir des deux tables de pierre que Dieu donna, « écrites de son doigt », à Moïse (Exode, XXXI, 18).

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS

Les Variantes.

P. 5 28 . variante pour la p. 221. Le Totakvand est un lac du Telemark, ce qui semble impliquer une origine de la légende en question fort éloignée de la région de Skjolden.

P. 5 43 . variante pour la p. 342, 1. 25. — On peut observer que la phrase commencée par ce vers aurait fort bien pu être complétée par quelque chose comme :

tu vas exiger tout ou rien.

et Ibsen, — la rime le montre, — pensait terminer le second vers par « tout ou rien ». Mais ce second vers n'était sans doute pas fait lorsqu'il a écrit le premier, et il n’a pas trouvé la forme à lui donner, ou bien la forme qu'il avait dans l'esprit ne lui a pas plu, et il a biffé la phrase commencée, pour écrire les deux vers définitifs. On pourrait analyser ainsi de nombreuses corrections d Ibsen, qui montrent que Brandy en maint passage, a été presque écrit au courant de la plume.

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