‹ Œuvres complètes. tome septièmeChapitre 65 sur 135 · MOTIF DE CONFIANCE · texte numérisé non relu

MOTIF DE CONFIANCE

Mes vers ont fait résonner le tocsin sur le pays; nul n’en fut effrayé.

J’avais fait mon devoir; je m’embarquai, et quittai le cher Nord sur un vapeur.

La brume nous retint au Cattegat ; nul ne dormit, cette première nuit.

Le salon fut un vrai conseil de guerre; on discutait la chute de Dybbol.

On examinait tout, on racontait

les beaux hauts faits des jeunes volontaires.

Tel avait vu son neveu le quitter, — dix-huit ans ; tel perdait son employé.

Bref, tous souffraient un peu ; c’est naturel ; car on coopérait, en quelque sorte.

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