‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 1 sur 100 · DU CREPUSCULE · texte numérisé non relu

DU CREPUSCULE

roimc. — m.

Les quelques vers places en tète de ce roi urne iniliqaenl la pensée qu'il contient Le prt*j^ explique k*s «Vta^ti^

Toat anjoard'hui, dans les idées comme dans les chtviies, dans la société comme dans TindÎTidu, est à Tétat ée tnf^ pascale. De qaeUe natare est ce cn^puscule ! de quoi sera-t-il soivi ? Question immense, la plus haute de touira celles qui s'agitent confusément dans ce siècle où un point dinterrogation se dresse à la fin de tout La société attend que ce qoi est à riiorizon s'allume tout à fait ou s'éteigne complètement. Il n'y a rien de plus à dire.

Quant à ce volume en lui-même. Fauteur n*cn dira rion non plus. A quoi bon faire remarquer le fll> à peine vlsilile peutrétre, qui lie ce livre aux livres précédents? C'est toujours la même pensée avec d*autres soucis, la mémo ondo

avec d'autres vents, le même front avec d'autres rides, la même vie avec un autre Âge.

Il insistera peu sur cela. Il ne laisse même subsister dans ses ouvrages ce qui est personnel que parce que c'est peut-^tre quelquefois un reflet de ce qui est général. Il ne croit pas que son individualité, comme on dit aujourd'hui en assez mauvais style, vaille la peine d'être autrement étudiée. Aussi, quelque idée qu'on veuille bien s'en faire, n'est-elle que très peu clairement entrevue dans ses livres. L'auteur est fort loin de croire que toutes les parties de celui-ci en particulier puissent jamais être considérées comme matériaux positifs pour l'histoire d'un cœur humain quelconque. Il y a dans ce volume beaucoup de choses rêvées.

Ce qui est peut-être exprimé parfois dans ce recueil, ce qui a été la principale préoccupation de l'auteur en jetant çà et là les vers qu'on va lire, c'est cet étrange état crépusculaire de l'âme et de la société dans le siècle où nous vivons ; c'est cette brume au dehors, cette incertitude au dedans; c'est ce je ne sais quoi d'à demi éclairé qui nous environne. De là, dans ce livre, ces cris d'espoir mêlés d'hésitation, ces chants d'amour coupés de plaintes, cette sérénité pénétrée de tristesse, ces abattements qui se réjouissent tout à coup, ces défaillances relevées soudain, cette tranquillité qui souffre, ces troubles intérieurs qui remuent à peine la surface du vers au dehoi*s, ces tumultes politiques contemplés avec calme, ces retours religieux de la place publique à la famille, cette crainte que tout n'aille s'obscurcissant, et par moments cette foi joyeuse et bruyante à l'épanouissement possible de l'humanité.

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Sacwfare 1113.

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