Jain
On croyait dans ces temps où le pâtre nocturne, Loin dans l'air, au-dessus de son front tacilurne, Voyait parfois, témoin par l'ombre recouvert, Dans un noir tourbillon de tonnerre et de pluie. Passer rapidement la flgure éblouie D*un prophète emporté par l'esprit au désert !
On croyait dans les jours du barde et du trouvera ! Quand tout un monde armé se ruait au calvaire,
Pour délivrer la croix, Et pour voir le lac sombre oii Jésus sauva Pierre, L'Horeb et le Gédron, et les portes de pierre
Du sépulcre des rois !
On croyait dans ce siècle, où tout était prière ;
Où Louis, au moment de ravir La Yallière,
S'arrêtait éperdu devant un crucifix ;
Où Tautel rayonnait près du trône prospère ;
Où, quand le roi disait : Dieu seul est grand, mon père!
L*évèque répondait : Dieu seul est grand, mon fils!
Les pâtres maintenant dorment dans les ravines ; Jérusalem est turque ; et les moissons divines
N*ont plus de moissonneur ; La royauté décline et le peuple se lève. — Hélas ! rhomme aujourd'hui ne croit plus, mais il rêve.
Lequel vaut mieux, Seigneur?
29 mars 1839.
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Rêve et croit respirer, sans approcher trop près. Dans ces rocs, dans ces eaux, dans ces mornes forêts. Une divinité cachée.
L'intérieur du mont en pagode est sculpté. Puis vient enfin le jour de la solennité.
On brise la porte murée.
Le peuple accourt poussant des cris tumultueux ; L'idole alors, fœtus aveugle et monstrueux.
Sort de la montagne é ventrée.
10 avril 1839.