EN PASSANT DANS LA PLACE LOUIS XV
Comme vous nous prenez et vous nous rejetez !
Comme vous vous jouez de nos prospérités !
Sur votre sable, ô Dieu, notre granit se fonde!
Oh! que Thomme est plongé dans une nuit profonde!
Comme tout ce qu il fait, hélas, en s*achevant
Sur lui croule ! et combien il arrive souvent
Qu'à l'heure où nous rêvons un avenir suprême,
Le sort de nous se rit, et que, sous nos pas môme,
Dans cette terre où rien ne nous semble creusé,
Quelque chose d'horrible est déjà déposé !
Louis seize, le jour de sa noce royale.
Avait déjà le pied sur la place fatale
Où, formé lentement au souffle du Très-Haut,
Comme un grain dans le sol, germait son échafaud!
16 avril 1839.
WWtSiE. — III.
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Jette en courant dans les blés d'or Sa chanson qui contient son rêve !
Vois errer dans les champs en fleur, Dos courbé, paupières baissées.
Le poëte, cet oiseleur Qui cherche à prendre des pensées.
Vois sur la mer les matelots Implorant la terre embaumée, Lassés de Técume des flots.
Et demandant une fumée ;
Se rappelant, quand le flot noir Bat les flancs plaintifs du navire.
Les hameaux si joyeux le soir.
Les arbres pleins d'éclats de rire.
Vois le prêtre, priant pour tous, Front pur qui sous nos fautes penche.
Songer dans le temple, à genoux Sur les plis de sa robe blanche.
Vois s'élever sur les hauteurs
Tous ces grands penseurs que tu nommes,
Sombres esprits dominateurs.
Chênes dans la forêt des hommes.
Vois, couvant des yeux son trésor, La mère contempler, ravie,