‹ Œuvres complètesChapitre 101 sur 190 · I.c!( liÊuES, LE LORD CHANCELIER, tonto u cour · texte numérisé non relu

I.c!( liÊuES, LE LORD CHANCELIER, tonto u cour

LA REI.NE

Kntrez, entrez, milonls. J'ai véritablement beau- •'frtip de plaisir à vous voir tous aujourd'hui. — Bien, bien, li's hommes tie justice, par ici, plus près, plus l*ri'<. — Où sont les serprents tlarmes de la chambre •le* lonis, llarriot et Herbert? Ah! vous voilà, mes- *ieors. Soyez les bienvenus. Tirez vos épées. Bien. IMarez-vous à droite et à p:auche de cet homme. Il est \olre prisonnier.

FABIA.M

.Madame, quel est mon crime?

LA RF.INK.

Milord Ganliner, mon savant ami, vous ôtes chan- ' ••lier d'Angleterre, nous vous faisons savoir que vous

ayez à vous assembler en diligence, vous et les douze lords commissaires de la chambre étoilée, que nous regrettons de ne pas voir ici. II se passe des choses étranges dans ce palais. Ecoutez, milords. Madame Elisabeth a déjà suscité plus d'un ennemi à notre couronne. Il y a eu le complot de Pietro Garo, qui a fait le mouvement d*Exeter» et qui correspondait secrètement avec madame Elisabeth par le moyen d*un chiffre taillé sur une guitare. Il y a eu la trahison de Thomas Wyat» qui a soulevé le comté de Kent. Il y a eu la rébellion du duc de Suffolk, lequel a été saisi dans le creux d'un arbre après la défaite des siens. Il y a aujourd'hui un nouvel attentat. Écoutez tous. Aujourd'hui, ce matin, un homme s'est présenté à mon audience. Après quelques paroles, il a levé un poignard sur moi. J'ai arrêté son bras à temps. Lord Chandos et monsieur le bailli d'Amont ont saisi l'homme. Il a déclaré avoir été poussé à ce crime par lord Clanbrassil,

FABIANI

Par moi? Cela n'est pas. Oh! mais voilà une chose affreuse! Cet homme n'existe pas. On ne retrouvera pas cet homme. Qui est-il? où est-il?

Il est ici.

GILBERT, sortaiDt du milieu des loldaU derrière lesquels il est rett^

caché jusqu'alors.

C'est moi.

LA REINE

En conséquence des déclarations de cet homme,

ii«iii<i, Marie, reine, nous accusons devant la chambre aux rlniles eel autre homme, Fabiano Pabiani, comte •If rjanbra<sil, de haute trahison et d*attentat régicide «nr nnlre personne im|)ériaie et sacrée.

FADIA?(I.

Ué^'iei«h*, moi ! cVst monstrueux ! Oh ! ma tète *Vj:are. mu \ue se troul)le! Quel est ce piège? Qui que tu ««^oi^. mi<éralile, oses-tu allirmer que ce qu*a dit la rt-int» e^it \rai?

GILBERT

Oui.

FABIA!>(I

Je t'ai poussé au régicide, moi?

GILBERT

Oui.

KABL\M.

Oui! toujours oui! malédiction! (Test que vous ne |-<iu\e£ pas sa\oir à quel point ci^la est faux, messeipTUt-urs ! Ot homme sort de Teiifer. .Malheureux ! tu veux ni«- penlre. mais tu ignores que tu le penis en même trDips. L«» erime dont tu me charges te charge aussi. Tu me frras mourir, mais tu mourras. Avec un seul mot, iiisouM*, tu fais tomber deux tètes, la mienne et l.i tit.'iint*. Sain-tu <'ehi?

i.ILBKIlT.

Jt- le sais.

FAUIAM.

Milords, cet homme est payé...

MS MilRIE TUDOE.

GILBERT

Par vous. Voici la bourse pleine d*or que vous m*avcz donnée pour le crime. Votre blason et votre chiffre y sont brodés.

FABIANI

Juste ciel ! — Mais on ne représente pas le poignard avec lequel cet homme voulait, ditron, frapper la reine. Où est le poignard?

LORD GUANDOS.

Le voici.

GILBERT» à FabUoi.

C'est le vôtre. — Vous nae l'avez donné pour cela. On en retrouvera le fourreau chez vous.

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