‹ �uvres compl�tes de H. de BalzacChapitre 21 sur 48 · MADAME DE L’ESTORADE A MADAME DE MACUMER · texte numérisé non relu

MADAME DE L’ESTORADE A MADAME DE MACUMER

Eh ! mon enfant, si jamais tu deviens mère, tu sauras si l’on peut écrire pendant les deux premiers mois de la nourriture. Mary, ma bonne anglaise , et moi , nous sommes sur les dents. Il est vrai que je ne t’ai pas dit que je tiens à tout faire moi-même. Avant l’événement, j’avais de mes doigts cousu la layette et brodé, garni moi-même les bonnets. Je suis esclave, ma mignonne, esclave le jour et la nuit. Et d’abord Armand-Louis tette quand il veut, et il veut toujours ; puis il faut si souvent le changer, le nettoyer, l’habiller; la mère aime tant à le regarder endormi , à lui chanter des chansons, 5 le promener quand il fait beau en le tenant sur ses bras, qu’il ne lui reste pas de temps pour se soigner elle-même. Enfin, tu avais le monde, j’avais mon enfant, notre enfant! Quelle vie riche et pleine ! Oh! ma chère, je t’attends, tu verras! Mais j’ai peur que le travail des dents ne commence, et que tu ne le trouves bien criard, bien pleureur. Il n’a pas encore beaucoup crié, car je suis toujours là. Les enfants ne crient que parce qu’ils ont des besoins qu’on ne sait pas deviner, et je suis à la piste des siens. Oh ! mon ange, combien mon cœur s’est agrandi pendant que tu rapetissais le tien en le mettant au service du uiondc ! Je t’attends avec une imj)alieiicc

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de solilaire. Je veux savoir la pensée sur l’Estorade, comme tu veux sans doute la mienne sur Macumer. Écris-moi de ta dernière couchée. Mes hommes veulent aller au-devant de nos illustres hôtes. Viens , reine de Paris, viens dans notre pauvre bastide* où tu seras aimée !

DE iMADAME DE MACCMER A LA VICOMTESSE DE l’eSTORADE.

Avril 1826.

L’adresse de ma lettre t’annoncera , ma chère , le succès de mes sollicitations. Voilà ton beau-père comte de l’Estorade. Je n’ai pas voulu quitter Paris sans t’avoir obtenu ce que tu désirais , et je t’écris devant le garde des sceaux, qui m’est venu dire que Pordonnance est signée.

A bientôt.

MADAME DE MACUMEU A MADAME LA VICOMTESSE DE L’eSTORADE.

Marseille, juillet.

Mon brusque départ va l’étonner, j’en suis honteuse ; mais,' comme avant tout je suis vraie et que je t'aime toujours autant, je vais te dire naïvement tout en quatre mots: je suis horriblement jalouse. Felipe te regardait trop. Vous aviez ensemble au pied de ton rocher de petites conversations qui me mettaient au supplice, me rendaient mauvaise et changeaient mon caractère. Ta beauté vraiment espagnole devait lui rappeler son pays et cette iMarie Hérédia, de laquelle je suis jalouse, car j’ai lajalousie du passé. Ta magnifique chevelure noire, tes beaux yeux bruns , ce front où les joies de la maternité

mettent en relief tes éloquentes douleurs passées qui sont comme les ombres d’une radieuse lumière; cette fraîcheur de peau méridionale plus blanche que ma blancheur de blonde ; cette puissance de formes, ce sein qui brille dans les dentelles compie un fruit délicieux auquel se suspend mon beau filleul, tout cela me blessait les yeux et le cœur. J’avais beau tantôt mettre des bleuets dans mes grappes de cheveux, tantôt relever la fadeur de mes tresses blondes par des rubans cerise, tout cela pâlissait devant une Renée que je ne m’attendais pas à trouver dans cette oasis de la Crampade.

Felipe enviait trop aussi cet enfant, que Je me prenais à haïr. Oui, cette insolente vie qui remplit ta maison, qui l’anime, qui y crie, qui y rit, je la voulais à moi. J’ai lu des regrets dans les yeux de fllacumer, j’en ai pleuré pendant deux nuits à son insu. J’étais au supplice chez toi. Tu es trop belle femme et trop heureuse mère pour que je puisse rester auprès de toi. Ah! hypocrite, tu te plaignais! D’abord ton l’Estorade est très-bien, il cause agréablement ; ses cheveux noirs mélangés de blancs sont jolis; il a de beaux yeux, et ses façons de méridional ont ce je ne sais quoi qui plaît. D’après ce que j’ai vu, il sera tôt ou tard nommé député des Bouches-du- Rhône ; il fera son chemin à la Chambre, car je suis toujours à votre service en tout ce qui concerne vos ambitions. Les misères de l’exil lui ont donné cet air calme et posé qui me semble être la moitié de la politique. Selon moi, ma chère, toute la politique, c’est de paraî:re grave. Aussi disais-je à Macumer qu’il doit être un bien grand homme d’État.

Enfin, après avoir acquis la certitude de ton bonheur, je m’en vais à tire d’aile, contente, dans mon cher Chantepleurs, où Felipe s’arrangera pour être père, je ne veux t’y recevoir qu’ayant à mon sein un bel enfant semblable au tien. Je mérite tous les noms que lu voudras me donner : je suis absurde, infâme, sans esprit. Hélas ! on est tout cela quand on est jalouse. Je ne t’en veux pas, mais je souffrais, et tu me pardonneras de m’être soustraite à de telles souffrances. Encore deux jours, j’aurais commis quelque sottise. Oui, j’eusse été de mauvais goût. Malgré ces rages qui me mordaient le cœur , je suis heureuse d’être venue, heureuse de t’avoir vue mère si belle et si féconde, encore mon amie au milieu de les joies maternelles, comme je reste toujours la tienne au milieu de mes amours. Tiens , à Marseille, à quelques pas de vous, je suis déjà fière de loi, fière de celle grande mère de famille que lu

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seras. Avec quel sens lu devinais ta vocation! car tu me semblés née pour cire plus mère qu’amante, comme moi je suis plus née pour l’amour que pour la maternité. Certaines femmes ne peuvent être ni mères ni amantes, elles sont ou trop laides ou trop sottes. Une bonne mère et une épouse-maîtresse doivent avoir à tout moment de l’esprit, du jugement, et savoir à tout propos déployer les qualités les plus exquises de la femme. Oh ! je t’ai bien observée, n’estce pas te dire, ma minette, que je t’ai admirée? Oui, tes enfants seront heureux et bien élevés, ils seront baignés dans les effusions de ta tendresse, caressés par les lueurs de ton âme.

Dis la vérité sur mon départ à ton Louis, mais colore-la d’honnêtes prétextes aux yeux de ton beau-père qui semble être votre intendant, et surtout aux yeux de ta famille, une vraie famille Harlowe, plus l’esprit provençal. Felipe ne sait pas encore pourquoi je suis partie, il ne le saura jamais. S’il le demande, je verrai à lui trouver un prétexte quelconque. Je lui dirai probablement que lu as été jalouse de moi. Fais-moi crédit de ce petit mensonge officieux. Adieu, je t’écris à la hâte afin que tu aies cette lettre à l’heure de ton déjeuner, et le postillon, qui s’est chargé de le la faire tenir, est là qui boit en l’attendant. Baise bien mon cher petit filleul pour moi. Viens à Chantepleurs au mois d’octobre, j’y serai seule pendant tout le temps que Macumer ira passer en Sardaigne, où il veut faire de grands changements dans ses domaines. Du moins tel est le projet du moment, et c’est sa fatuité à lui d’avoir un projet, il se croit indépendant ; aussi est-il toujours inquiet en me le communiquant. Adieu !

DE LA VICOMTESSE DE L’eSTORADE A LA BARONNE DE MACUMER.

Ma chère, notre étonnement à tous a été inexprimable quand, au déjeuner, on nousadit que vous étiez partis, et surtout quand le postillon qui vous avait emmenés à Marseille m’a remis ta folle lettre. Mais, méchante, il ne s’agissait que de ton bonheur dans ces conversations au pied du rocher sur le banc de Louise, et lu as eu bien tort

d’en prendre ombrage. Ingratal te condamne h revenir ici à mon premier appel. Dans cette odieuse lettre griffonnée sur du papier d’auberge, tu ne m’as pas dit où tu t’arrêteras; je suis donc obligée de t’adresser ma réponse à Chantepleurs.

Écoute-moi, chère sœur d’élection, et sache, avant tout, que je te veux heureuse. Ton mari, ma Louise, a je ne sais quelle profondeur d’âme et de pensée qui impose autant que sa gravité naturelle et que sa contenance noble imposent ; puis il y a dans sa laideur si spirituelle , dans ce regard de velours, une puissance vraiment majestueuse ; il m’a donc fallu quelque temps avant d’établir cette familiarité sans laquelle il est difficile de s’observer à fond. Enfin, cet homme a été premier ministre , et il t’adore comme il adore Dieu : donc il devait dissimuler profondément ; et, pour aller pêcher des secrets au fond de ce diplomate , sous les roches de son cœur , j’avais à déployer autant d’habileté que de ruse ; mais j’ai fini, sans que notre homme s’en soit douté, par découvrir bien des choses desquelles ma mignonne ne se doute pas. De nous deux, je suis un peu la Raison comme tu es l’Imagination; je suis le grave Devoir comme tu es le fol Amour. Ce contraste d’esprit qui n’existait que pour nous deux , le sort s’est plu à le continuer dans nos destinées. Je suis une humble vicomtesse campagnarde excessivement ambitieuse, qui doit conduire sa famille dans une voie de prospérité; tandis que le monde sait Macuiner ex-duc de Soria, et que, duchesse de droit, tu règnes sur ce Paris où il est si difficile à qui que ce soit, même aux Rois, de régner. Tu as une belle fortune que Macumer va doubler, s’il réalise ses projets d’exploitation pour ses immenses domaines de Sardaigne, dont les ressources sont bien connues à Marseille. Avoue que si l’une de nous deux devait être jalouse, ce serait moi? Mais rendons grâces à Dieu de ce que nous ayons chacune le cœur assez haut placé pourque notre amitié soit au-dessus des petitesses vulgaires. Je te connais : tu as honte de m’avoir quittée. Malgré ta fuite , je ne te ferai pas grâce d’une seule des paroles que j’allais te dire aujourd’hui sous le rocher. Lis-moi donc avec attention , je t’en supplie , car il s’agit encore plus de toi que de Macumer, quoiqu’il soit pour beaucoup dans ma morale.

D’abord, ma mignonne, tu ne l’aimes pas. Avant deux ans, tu te fatigueras de cette adoration. Tu ne verras jamais en Felipe un mari, mais un amant de qui tu te joueras sans nul souci , comme

font d’un amant toutes les femmes. Non, il ne l’impose pas, tu n’as pas pour lui ce profond respect , cette tendresse pleine de crainte qu’une véritable amante a pour celui en qui elle voit un Dieu. Oliîj’ ai bien étudié l’amour, mon ange, et j’ai jeté plus d’une fois la sonde dans les gouffres de mon cœur. Après t’avoir bien examinée, je puis te le dire : Tu n’aimes pas. Oui, chère reine de Paris, de même que les reines , lu désireras être traitée en grisetle , tu souhaiteras être dominée, entraînée par un homme fort qui, au lieu de t’adorer, saura te meurtrir le bras en le le saisissant au milieu d’une scène de jalousie. Macumer t’aime trop pour pouvoir jamais soit te réprimander, soit le résister. Un seul de tes regards, une seule de les paroles d’enjôleuse fait fondre le plus fort de ses vouloirs. Tôt ou lard , tu le mépriseras de ce qu’il l’aime trop. Hélas! il te gâte, comme je le gâtais quand nous étions au couvent , car tu es une des plus séduisantes femmes et un des esprits les plus enchanteurs qu’on puisse imaginer. Tu es vraie surtout, et souvent le monde exige, pour notre propre bonheur , des mensonges auxquels tu ne descendras jamais. Ainsi , le monde demande qu’une femme ne laisse point voir l’empire qu’elle exerce sur son mari. Socialement parlant , un mari ne doit pas plus paraître l’amant de sa femme quand il l’aime en amant , qu’une épouse ne doit jouer le rôle d’une maîtresse. Or , vous manquez tous deux à cette loi. Mon enfant , d’abord ce que le monde pardonne le moins en le jugeant d’après ce que tu m’en as dit, c’est le bonheur , on doit le lui cacher; mais ceci n’est rien. Il existe entre amants une égalité qui ne peut jamais, selon moi, apparaître entre une femme et son mari, sous peine d’un renversement social et sans des malheurs irréparables. Un homme nul est quelque chose d’effroyable ; mais il y a quelque chose de pire , c’est un homme annulé. Dans un temps donné tu auras réduit Macumer à n’être que l’ombre d’un homme : il n’aura plus sa volonté, il ne sera plus lui-même, mais une chose façonnée à ton usage ; tu te le seras si bien assimilé, qu’au lieu d’être deux , il n’y aura plus qu’une personne dans votre ménage, et cet être-là sera nécessairement incomplet ; tu en souffriras , et le mal sera sans remède quand tu daigneras ouvrir les yeux. Nous aurons beau faire, notre sexe ne sera jamais doué des qualités qui distinguent l’homme ; et ces qualités sont plus que nécessaires , elles sont indispensables h la Famille. En ce moment , malgré son aveuglement , Macumer

MlhlOlItES DE DEUX JEUNES MAIUÉES. 1 29

entrevoit cet avenir, il se sent diminué par son amour. Son voyage en Sardaigne me prouve qu’il va tenter de se retrouver lui -même par cette séparation momentanée. Tu n’hésites pas à exercer le pouvoir que te remet l’amour. Ton autorité s’aperçoit dans un geste, dans le regard, dans l’accent. Oh ! chère, tu es, comme te le disait ta mère, une folle courtisane. Certes, il t’est prouvé, je crois, que je suis de beaucoup supérieure à Louis; mais m’as-tu vue jamais le contredisant ? Ne suis-je pas en public une femme qui le respecte comme le pouvoir de la famille ? Hypocrisie ! diras-tu. D’abord, les conseils que je crois utile de lui donner, mes avis, mes idées, je ne les lui soumets jamais que dans l’ombre et le silence de la chambre à coucher ; mais je puis te jurer, mon ange, qu’alors même je n’affecte envers lui aucune supériorité. Si je ne restais pas secrètement comme ostensiblement sa femme, il ne croirait pas en lui. Ma chère, la perfection de la bienfaisance consiste à s’effacer si bien que l’obligé ne se croie pas inférieur à celui qui l’oblige; et ce dévouement caché comporte des douceurs infinies. Aussi ma gloire a-t-elle été de te tromper toi-même, et tu m’as fait des compliments de Louis. La prospérité, le bonheur, l’espoir, lui ont d’ailleurs fait regagner depuis deux ans tout ce que le malheur, les misères, l’abandon, le doute lui avaient fait perdre. En ce moment donc, d’après mes observations, je trouve que tu aimes Felipe pour toi, et non pour lui-même. Il y a du vrai dans ce que t’a dit ton père : ton égoïsme de grande dame est seulement déguisé sous les fleurs du printemps de ton amour. Ah! mon enfant, il faut te bien aimer pour te dire de si cruelles vérités. Laisse-moi te raconter, sous la condition de ne jamais souffler de ceci le moindre mot au baron, la fin d’un de nos entretiens. Nous avions chanté tes louanges sur tous les tons, car il a bien vu que je t’aimais comme une sœur que l’on aime ; et après l’avoir amené, sans qu’il y prît garde, à des confidences : — Louise, lui ai-je dit, n’a pas encore lutté avec la vie, elle est traitée en enfant gâté par le sort, et peut-être serait-elle malheureuse si vous ne saviez pas être un père pour elle comme vous êtes un amant. — Et le puis-je! a-t-il dit. Il s’est arrêté tout court, comme un homme qui voit le précipice où il va rouler. Cette exclamation m’a suffi. Si tu n’étais pas partie, il m’en aurait dit davantage quelques jours après.

Mon ange, quand cet homme sera sans forces, quand il aura CO.M HUM. T. II. y

130 !• IlVIiE, SCÈMCS DE L\ VIE DHIVÉE.

trouvé la satiété dans le plaisir, quand il se sentira, je ne dis pas avili, niais sans sa dignité devant toi, les reproches que lui fera sa conscience lui donneront une sorte de remords, blessant pour toi par cela même que tu te sentiras coupable. Enfin tu finiras par mépriser celui que tu ne te seras pas habituée à respecter. Songes-y. Le mépris chez la femme est la première forme que prend sa haine. Comme tu es noble de cœur, tu te souviendras toujours des sacrifices que Felipe t’aura faits; mais il n’aura plus à t’en faire après s’être en quelque sorte servi lui-même dans ce premier festin, et malheur à l’homme comme à la femme qui ne laissent rien à souhaiter ! Tout est dit. A notre honte ou à notre gloire, je ne saurais décider ce point délicat, nous ne sommes exigeantes que pour l’homme qui nous aime î

O Louise, change, il en esf temps encore. Tu peux, en te conduisant avec Macumer comme je me conduis avec l’Estorade, faire surgir le lion caché dans cet homme vraiment supérieur. On dirait que tu veux te venger de sa supériorité. Ne seras-tu donc pas fière d’exercer ton pouvoir autrement qu’à ton profit, de faire un homme de génie d’un homme grand, comme je fais un homme supérieur d’un homme ordinaire?

Tu serais restée à la campagne, je t’aurais toujours écrit cette lettre; j’eusse craint ta pétulance et ton esprit dans une conversation, tandis que je sais que tu réfléchiras à ton avenir en me lisant. Chère âme, tu as tout pour être heureuse, ne gâte pas ton bonheur, et retourne dès le mois de novembre à Paris. Les soins et l’entraînement du monde dont je me plaignais sont des diversions nécessaires à votre existence, peut-être un peu trop intime. Une femme mariée doit avoir sa coquetterie. La mère de famille qui ne laisse pas désirer sa présence en se rendant rare au sein du ménage risque d’y faire connaître la satiété. Si j’ai plusieurs enfants, ce que je souhaite pour mon bonheur, je te jure que dès qu’ils arriveront à un certain âge je me réserverai des heures pendant lesquelles je serai seule; car il faut se faire demander par tout le monde, même par ses enfants. Adieu, chère jalouse? Sais-tu qu’une femme vulgaire serait flattée de t’avoir causé ce mouvement de jalousie? Hélas! je ne puis que m’en affliger, car il n’y a en moi qu’une mère et une sincère amie. Mille tendresses. Enfin fais tout ce que tu voudras pour excuser ton départ : si lu n’es pas sûre de Felipe, je suis sûre de Louis.

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