‹ Œuvres de A. de Longpérier (volume 2)Chapitre 18 sur 128 · LIEUX SITUES HORS DES GAULES · texte numérisé non relu

LIEUX SITUES HORS DES GAULES

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. Fontarabieî .. Barcelonne.

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. Bénévent.

Imporins . .

.. Ampurias.

. Milan.

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. Pavie.

Parma. . Parme.

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SUR

(Extrait du tome VI de la Bévue de numismatique, 1841,

pp. 128-153.)

Autrefois la première ville de raiicienne province de Bric, Meaux, se nomma d'abord en latin : Jatinum Meldorum^ puis, comme la plupart des villes de la Gaule, Meaux quitta son nom pour celui du peuple qui Thabitait, et de là vint le nom de Meldis ou Meldus qu'on lui donne dans la basse latinité. Dans les Commentaires de César, il n'est fait aucune mention des Meldes; mais on les trouve nommés dans Strabon (1) et dans Ptolémée (2) ; enfin Pline, en les citant, ajoute à leur nom Tépithète de Liberi (3), ce qui a donné lieu de penser que ces peuples n'avaient pas toujours été indépendants» ou du moins que leur existence, comme peuples distincts des Parisii, ne remontait pas à une époque bien ancienne.

On n'a point jusqu'à présent, à ma connaissance, rencontré de médailles gauloises qui portassent le nom de Meaux. On découvre, il est vrai, assez fréquemment, dans la ville et dans les environs, des médailles celtiques paimi lesquelles il s'en trouve quelques-unes dont le type, plus souvent répété, peut les faire considérer comme locales ; mais aucune légende ne

(1) Strab.j Géog.y llv. IV.

(2) Ptol., Géog.i liv. II, ch. viii.

(3) Plin., Ui$t. nal., liv. IV, c. 18.

peut donner la certitude qu^elles aient été frappées dans la ville de Meaux même (1). D'après un acte du xvi^ ou du xvii« siècle, cité par Tauteur des Essais historiques du dépariement de Seine-et-Marne, on aurait découvert à Meaux, en creusant une cave, des ossements humains d'une grandeur gigantesque, qu'accompagnaient divers débris d'antiquités, tels que des vases, des chevaux de bronze et dix médailles d'or sur lesquelles on lisait d'un côté : Meldorum comiii, et l'autre deux mots grecs que l'on n'avait pu expliquer d'une manière satisfaisante (2).

J'avoue que je ne puis ajouter aucune foi à la réalité de la légende MELDORVM COMITI ; cependant, en raison même des circonstances de leur découverte, on pourrait croire que ces dix pièces d'or, à légendes bilingues, étaient des monnaies gauloises que l'on n'aura pas su lire. Dans tous les cas, leur destruction s'oppose à ce qu'on en puisse jamais déterminer la nature véritable.

Dans les bas temps de la domination romaine, il est probable qu'il a existé à Meaux, comme dans beaucoup d'autres villes de la Gaule, un atelier monétaire. La grande quantité de petites monnaies de bronze des Tétricus, que l'on y découvre par masses dans la plupart des fouilles , le donnerait à penser. Ces tyrans, qui n'ont pas quitté la Gaule pendant leur règne de cinq ans (268-73), ont dû faire battre de la monnaie dans la plupart des villes fortes où séjournaient leurs troupes. Ensuite, lorsqu'au vi® siècle les Francs eurent achevé l'envahissement de la Gaule, alors que chaque cité, chaque chef de

(1) Cette considéraUon m'a para aBscz puissante pour me dispenser de reproduire les médailles dont je parle. Il me semble que, dans l'intérêt de la numismatique, comme de notre histoire nationale, on ne saurait être trop sobre de ces attributions qui ne reposent que sur la découverte d'un nombre quelquefois très restreint de médailles, dans un lieu où elles ont pu être apportées par mille circonstances diverses, faciles à imaginer. MM. de Lagoy et de la Saussaye, dans lenrs recherches sur la numismatique celtique, ne fondent leurs attributions que sur une suite d'observations régulières; s'écarter de la sage critique qui préside à leurs travaux, ce serait s'exposer à donner cours a des erreurs, d'autant plus à déplorer qu'elles sont moins saisissables pour le plus grand nombre des lecteurs.

(2) Essais historiques du département de Seine-et-Marne, 3^^ livraison, p. 1027.

tribu victorieuse, usurpait les prérogatives de Tempire démembré, Moaux vit fabriquer des monnaies à son nom.

La monnaie mérovingienne que je donne ici existait dans la célèbre collection de M. d'Ennery. Elle passa ensuite entre les mains de M. Heaumont, à qui elle fut adjugée, en vente publique, avec cinquante-trois autres monnaies mérovingiennes d'or et d'argent, pour la modique somme de 1 53 livres 3 sols (1 ). On ne sait ce qu'est devenue cette pièce, dont heureusement la figure nous a été conservée dans une des planches de l'ouvrage sur les monnaies de France que préparait Duby lorsque la mort vint le frapper (2). J'ai reproduit avec exactitude cette figure qui paraît fidèle ; elle porte le n*^ 1 de la pi. xvi, dans le livre de Duby. (V. la page 70.)

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