MÉREAUX DE SAINT-PAUL
comme cette attribulion a été faite , nous la maintenons faule de mieux. » [Manuel de ramateur de jetons^ Paris, 1854, p. 229.)
Le mot de Ténigme nous est donné par un grand sceau ogival de la collection Gharvet. Ce sceau, dont nous donnons la reproduction exacte, représente, comme notre méreau, saint Paul debout, tenant le livre des Epitres d'une main, et reposant l'autre sur une épée nue, accosté de deux R couronnés, avec la légende :
•i- SIGILLVM CAPITVLI SANCTI PAVU DE SANCTO DIONYSIO IN • FRANCIA : • .
Les chanoines de Saint-Paul de Saint-Denys avaient la prétention de faire remonter la fondation de leur collégiale au roi Robert. Dom Germain Millet le dit en propres termes (1); Félibien est loin d'être aussi affirmatif (2) : « ... Il est aisé, ditil, de prouver que les biens de leur église pour la plus grande partie leur sont venus de la libéralité des abbez et des religieux de Saint-Denys qu'ils doivent regarder comme leurs principaux fondateurs. Ges chanoines prétendent que leur collégiale a esté fondée par le roy Robert, prétention qu'ils n'ont pu encore justifier par aucun titre. On n'en lit rien dans Helgaud qui a si bien marqué dans la vie du roy Robert (ap. Duchesne, t. IV, p. 77) toutes les églises que ce prince avoil fondées ourebasties. Suger, qui en devoit estre bien informé, rapporte seulement qu'un jour le roy Robert, après avoir assisté à matines dans l'église de Saint-Denys, alla, en continuant ses dévotions, à celle de Saint-Paul où il trouva que les clercs qui desservoient cette petite église, faisoient bien le service divin : ce qui le porta à leur faire don de deux ou trois moulins de son domaine... L'abbé Suger ne fait pas remarquer cette collégiale comme une église royale fondée
fl) « 11 (Robert) fonda Héglise collégiale de Saint-Paul à Saint-Oenys-en- France, tont auprès de Fabbaye. » (Le trésor sacré de Sainl^Denys-en-France, Paris, 1645, in-S, p. 206.)
(2) Histoire de Vabbaye de Saint- Denys-en* France. Paris, 1706, in-fol., p. 142.