‹ Œuvres de A. de Longpérier (volume 3)Chapitre 70 sur 157 · Dictionnaire de Trévoux, nony. édit · texte numérisé non relu

Dictionnaire de Trévoux, nony. édit

« Hardi, s. m. Ancienne monnaie qui valait trois deniers. On la nomma Hardi du nom du roi Philippe lo Hardi qui la fit battre (2). »

7. Venutî, Dissertation sur les anciens monuments de la ville de Bordeaux, in-i**, 1754, p, 157.

« làBardit, ou Liard est une monoye propre à la Guienne. C'est de toute ancienneté, dit l'ordonnance de Louis XI, qu'on avoit accoutumé de fabriquer des Hardits en Guienne et des Liards en Dauphiné (3). L'Hardit valoit trois deniers; il fut appelé ainsi, selon les auteurs du Dictionnaire de Trévoux, du nom du roi Philippe le Hardij qui parvint à la couronne en 1270. »

8. Ducarel (Andrew Coltee). A séries of above two hundred anglogallic or norman and aquitan coins. London, 1757, in-4°,

P. 28, reproduit le passage de Vcnuti, et en donne la traduction : (( YHardit fut ainsi appelé du nom du roy Philippe le Hardi. »

P. 43, pi. H, n" 33 et 35, donne deux pièces tirées de Haultin avec cette note :

« Petits hardits d'argent à 6 d. 22 gr. de poids id. id. 5 d. de poids. »

Les poids avaient été communiqués à Ducarel par l'abbé Barthélémy. — Voir encore Francis Wise [Bodleian coins ^ 1750).

(1) !'« édition en 1704; — six édiUons jusqu'en 1771.

(2) Dans l*édition de 1771, on trouve exactement les mômes mots.

(3} 4 Voy. Le Blanc n^ dit Venuti en note. Or, Le Blanc dit d'antiquité, et non de toute antiquité. On ne peut pas copier deux lignes d'un texte sans rallérer. — « Le Blanc, dit encore Venuti, p. 157, avoit promis de parler amplement des Hardits dans son Traité de la monoye des ducs d'Aquitaine; mais il ne l'a point publié. » Or, p. 306, Le Blanc dit seulement : « Je parleray plus amplement des Hardis au Traité de la monnoye des Ducs de Guyenne. »

9. Roquefort (J.-B.), Glossaire de la langue romane, 1808. T. I, p. 736. « Hardi (li). Petite monnoie de cuivre qui valoil

Iroîs deniers; elle fut ainsi nommée du surnom de Philippele-Uardi, qui la fit battre; depuis par corruption nous l'avons appelée liard. Cette étymologie donnée par Ménage et plusieurs savants ne peut être la véritable; dans la basse latinité on distinguait deux espèces de monnoies : argentum album et argenlum arsum, argent noir ou brûlé, monnoie de cuivre. On a dit li ars, li ardsy dont on a fait un seul mot : origine arstim, participe d'ardere. »

10. Schmieder (Cari Christoph). Handwœrterbuch der gesammten Mùnzkunde, Halle und Berlin, 1811, in-8** (simple compilation).

P. 222, « Hardi, eîne kleine franzœsische Silbermiinze,welche unter Ludwig XI (1470) gepracht wurde. Sie ist von Groschengrœsse. Der K6nigstehendmitdemSchwert,ron dessen tnartialischer Miene der Name hergenommen ist,.. Sie galt 3 detiiers.

« Àus ihr ist nachher der Liard entstanden. Sie hiess auch Hardi de Giiienne, weil sie in dieser Provinz vorzûglich gangbard war. »

11. Hawkins (Ed.), Description of the anglo-gallic coins in the british Muséum. London, 1826, in-i**.

P, 15. « The name of Hardi is said to bave been peculiar to the coins of Guienne and the adjoining provinces, from a ver)* early date, and to hâve been derived from Philip le Hardi, who first struck such pièces, but thèse latter asseriiofis seem very problematical. »

Voir p. 49, l'explication du Hardi à figure bénissante.

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