Hawkins (Edw.). Silver coins of Englamly
P. 92-93. « The only coins generally assigned to Edward I
(1272-1307) are pennies, halfpencc and farthingi. »
P. 96. Descript. des farlhings d'Edw. I, pi. XXIII, n'* 297,
* 16. Henfrey (H.-W.). A guide to the study and arrangement of English coifis, giving a description of every dénomination of t*very issue in gold, silver and copper, from the conqtiest to the présent timè. 4870, in-8**.
Part. II, p. 26 ot 27. Denier, demi-denier et farthing d'Edward I.
De ce qui précède il résulte que :
1° Le farthing a été frappé en Angleterre dès une époque reculée, et, suivant des actes écrits, dès le commencement du xui® siècle.
2** Il est toujours le quart A'xxn penny ^ comme son nom l'indique.
3** Son nom s'est écrit harding eiferling.
D'autre part, nous savons déjà :
1** Que le hardi est mentionné par cette forme aspirée dans les textes français du xv* siècle.
2*" Qu'il est mentionné sans aspiration dans les textes gas- |
cons, béarnais, espagnols et basques. '
3** Qu'il a été introduit en Guienne par les princes anglais. (Les rois Henri V et Henri VI, lorsqu'ils ont frappé des monnaies comme rois de France, n'ont pas fait faire de hardis, parce que c'était une monnaie guiennoise, étrangère.) •
4** Qu'il vaut toujours un quart de sou ou 3 deniers. (Louis XI
étant devenu maître de la Guienne (1)^ introduit alors le hardi en France, et en Bretagne, où les Anglais avaient séjourné. En Guienne, le hardi peut être aussi ancien que la dominalion anglaise. En France, le hardi n a été introduit qu'après que Louis XI a été en possession de la Guienne).
Donc le ferlinrj^ félin, farthing est Tégal du hardi, puisqu'il vaut la moitié d'une maille, c'est-à-dire le quart d'un sterling. Donc le hardi et le farthing sont identiques. Donc le hardi est un farding moins G : donc le ferlin est un /erling moins G : donc le ardit est un hardi moins H plus T !
Comment cette transformation s'est-elle opérée? Comment Farthing est-il devenu Hardt/ ou Hardi?
Pour le continent anglais, il existait deux causes d'altération permanentes :
[a) ING se changeant en IN.
(A) TK se changeant en D.
Pour la terre pyrénéenne, il existait deux causes d'altération temporaires :
(c) IN se changeant en II ou Y.
(d) F se changeant en H.
En un mot FARTHING = FARDINE = HARDY.
Exemples de ces quatre sortes d'altérations :
A. Chute du G final à Londres, 1. Akerman (John Yonge). Tradesrnen^s tokens current in
(1) Livre des Bouillons, Bordeaux, 1867. P. 534. Charte de Charles VII du 20 juin 1451.
Pour bien comprendre comment Charles de France et ensuite son frère Louis XI ont conservé le système monétaire local en Guienne , il faut lire ce document, qui montre avec quel soin IcToi de France ménageait les habitudes aussi bien que les intérêts de la province rattachée à la France après une si longue sécession.
A la page 534 se trouve l'item 23<' relatif à la monnaie :
« Et fera le roy de France batre monnoie en ladicle ville de Bourdeaulx, par Tadvis et délibération de ses officiers, et gens dcsditz trois estaz dudit pays de Guienne en ce cognoissant et avecques eulz les generalz maistres des monnoies, et permettra le Roy par ses lectres patentes que les monnoyes qui à présent ont cours audit pays y puissent encore avoir cours ung an ou deux si bon leur semble, etc. »
3ii LE HARDI ET LE LIARD.
London aud its vicinity between the years 1648 and 1672. London, 1849, in-8».
Charing Cross, p. 51, n** 38o, — « at Cheren Gros. » Billingsgale, p. 30, n° 163, — « al Billin Gâte » 1650. Wapping, p. 228, n" 2266, — « Aron Barlow at Wapin. »
— p. 229, n* 2268, — « Richard Boone at Wappin
dock. »
— — n* 2269, — « Thomas Bremredge in Wap-
pînge, 1666. »
— — n« 2278, — « Edward Fish in Wapin. »
— — n« 2276, — «T. E. Diy inWappio, 1650. »
2. Burn (S. Henrj'). A descriptive Catalogue of the London traderSy tavem^ coffee houses Tokens cwrent in the seventeenth Century, London, 1853, in-8*,
P. 202, n« 1090, « in Wappin, » 1667.
n" 1095, « Edward Fish in Wapin. »
P. 203, n* 1898, « Edward Peîrce in Wappin. »
— n** 1099, « Roger Price in Wapin. »
— n" 1101, « Edward Willdie at Wappin dock. »
— n" 1103, « Anthony Phillips in Wappin, 1668. >»