‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 88 sur 173 · AU MUSÉE DU LOUVRE · texte numérisé non relu

AU MUSÉE DU LOUVRE

(Extrait de VAtheruntm français, 3« année, 1854, pp. 226-227/ n«> du 11 mars.)

Le musée du Louvre vient de recevoir un monument dont tous ceux qui s'occupent de Thistoirc de Tart peuvent dès à présent reconnaître la grande importance, car il a été immédiatement exposé au centre de Tune des salies de la sculpture assyrienne. C'est un sarcophage de marbre blanc, découvert près de Beirouth par M. Péretié, monument dont le style très caractérisé est tellement ancien qu'on peut, sans hésitation, en faire remonter l'exécution au temps de l'autonomie phénicienne. Ce tombeau, taillé en gaine comme les sarcophages égjrptiens de l'époque saïtique, se compose de deux pièces ; la moitié inférieure, qui forme le cercueil, a été creusée avec un grand soin pour recevoir le corps, et autour de la partie évidée- règne une moulure sur laquelle s'ajuste avec une grande précision un couvercle bombé qui se relève un peu vers les pieds, et dont la partie la plus large présente un masque de femme sculpté en haut relief. C'est, comme on voit, une disposition tout à fait analogue à celle qu'ont adoptée les Égyptiens sous la xxvi^ djmastie, c'est-à-dire pendant les vu® et VI* siècles avant notre ère.

Mais là s'arrête la ressemblance; la tète sculptée sur le

(1) Cet article aurait dû figurer dans le tome 1*^ des Antiquités orientales.

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