LES PRÉCÉDENTS, ELVIRE
ELVIRE
Seigneur , je viens me jeter à vos pieds.
I^O DON FELIX DE MENDOCE
LE ROI la relevant.
Venez, belle Elvire, venez recevoir de la main de votre roi l'époux qu'il vous a destiné... Mais d'où naît cette profonde mélancolie que vous faites paroître?... Levez sur nous ces yeux puissants qui savent charmer les rois. Les princes, qui portent sur leur front la fortune de leurs sujets, ne se regardent point d'un air sombre.
ELVIRE
Le trouble où sont en ce moment mes esprits n'est pas causé par la tristesse. Je n'ai point assez de fermeté pour voir ti*anquillement l'intérêt que vous prenez à mon sort.
LE COMTE
Nous attendons, seigneur, le marquis de Miralve.
LE ROI
U n'est pas besoin de l'attendre ; il est avec nous.
DOIY FELIX bas à Ramire.
Le roi lui-même épouse Elvire , il n'en faut pas douter.
LE COMTE
Daignez donc nous le faire connoître.
LE ROI tendant la main à don Félix
Approchez - vous , marquis de Miralve. Recevez le cœur avec la main d'Elvire ; et vous , madame , rendezvous à la joie ; on ne peut plus vous ravir votre amant.
ELVIRE donnant sa main à don Félix-
J'obéis à votre majesté.
BÉATRIX
Ma maîtresse est une fille bien obéissante.
RAMIRE
De la joie ! mon maître épouse la personne qu'il