‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 183 sur 399 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

CRISPIN , GLARIN.

CLARllV lui mettant la main sur l'épaule.

Qui doit mourir ?

CRISPIN à part.

Ouf! je ne le croyois pas si près de moi.

CLARIN.

Je vous trouve 1 epée à la main !

CRISPIN

Je viens de bourrer un certain quidam qui m'avoit insulté.

CLARIN.

Jen suis ravi. J'aime les braves gens , et je suis prêt à vous faire raison du soufflet que j'ai pris la liberté de vous appliquer sur....

Il s'est battu avec beaucoup de valeul-. Il faut rendre justice à ses ennemis.

CLARIN.

Gela est généreux. Hàtons-nous , je vous prie, tandis que nous sommes seuls.

CRISPIN

Je suis encore tout essoufflé de mon dernier combat ,• laissez-moi respirer.

CLARIN.

Dépêchons-nous donc.

Le Sage. Théâtre. '^

226 I.E POINT D'HO>î:?EUR.

CRISPIN

Quoi ! ( Déclamant. )

Sortir d'une bataille, et combattre à l'instant !

Me prenez-vous pour un Cid ?

CLARIN.

Non, ma foi, non. Je vois bien que vous n'êtes rien moins qu'un Cid. Le ciel vous a donné bien peu de courage.

CRISPIN

Vous devez len remercier.

CLARIN Ini donnant des sonfllets.

Vous méritez d'être souffleté.

D'accord.

CLARIN loi donnant des nasardes.

Nasardé.

CRISPIN

Soit.

CLARIN lii donnant des croqnignolcs.

Croquignolé.

CRISPIN

Tout ce qu'il vous plaira.

CLARIN.

Puisque vous ne voulez pas vous battre, vous trouverez bon que je vous donne des coups de bâton. Vous savez que c'est la règle.

CRISPIN

Oui. Vous avez donc lu cela dans notre livre? CLARIN.

Mot pour mot.

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