‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 229 sur 399 · ACTE IV, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I

dame est trop belle pour être capable d'une trahison si noire.

GAMACHE

Hé, ventrebleu! c'est des belles qu'il faut se défier. Les laides n'attrapent personne.

Tu es trop défiant.

GAMACHE

Vous ne l'êtes pas assez , vous.

Reconnois l'injustice de tes soupçons. S'ilétoit vrai, comme tu te l'imagines , que ce fiit une aventurière , et qu'elle eût été apostée pour me faire prendre, pourquoi le gouverneur, s'il n'en eût voulu qu'à moi, l'auroit-il arrêtée aussi .^

Pourquoi .î^ Pour mieux cacher son jeu.

Encore une fois , Gamache, tu juges mal de la dame. Crois plutôt que c'est une personne qualifiée, que quelque fâcheuse aventure obligeoit à se cacher comme moi dans le jardin; et que le gouverneur en ayant eu avis , nous y est venu surprendre l'un et l'autre en même temps.

GAMACHE

Si cela est, je conclus que voilà Fléride cassée aux gages.

Point du tout. Fléride est ma première inclination ; et son image gravée dans mon cœur n'en peut être effacée.

GAMACHE voyant entrer Célie voilée.

Je pourrois vous croire, si je ne voyois pas ce que je vois.

Hé! que vois-tu?

GA3IACHE.

Une de nos clrôlesses. Elles méditent apparemment quelque nouvelle tromperie.

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