‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 270 sur 399 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

M, OROKTE.

J'en suis ravi , je vous assure !

M"^ ORONTE

Le ciel en soit loue !

CRISPIN

Mon père avoit cette affaire à cœur ; il auroit donné tout son bien aux juges plutôt que d'en avoir le démenti.

M. ORONTE

?»Ia foi , cette affaire lui a bien coûté de l'argent , n'est-ce pas?

CRISPIN

Je vous en réponds... Mais la justice est une si belle chose, qu'on ne sauroit trop Tacheter!

M. ORONTE

Ten conviens. Mais outre cela ce procès lui a bien donné de la peine.

CRISPllN'.

Oh ! cela n'est pas concevable. Il avoit affaire au plus grand chicaneur , au moins raisonnable de tous les hommes.

M. ORONTE

Qu'appelez-vous de tous les hommes ? II m'a dit que sa partie étoit une femme.

CRISPIN

Oui, sa partie étoit une femme, d'accord; mais cette femme avoit dans ses intérêts un certain vieux Normand qui lui donnoit des. conseils. C'est cet homme-là qui a bien fait de la peine à mon père... Mais changeons de discours ; laissons là les procès : je ne veux m'occuper que de mon mariage , et que du plaisir de voir madame Oronte.

?>4o CniSPIN RIVAL DE SON MAITRE.

M. ORONTE

Eh bien ! allons , mon gendre , entrons : je vais ordonner les apprêts de vos noces.

CRISPlN à madame Oronte, en Ini présentant la main.

Madame !

m"" oronte à Angélique.

Vous n'êtes pas à plaindre , ma fille ; Damis a du mérite.

(Monsieur et madame Oronte entrent cher eax avec Crispin.)

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