ORGON
Et M. Oronte ?
CRÎSPIN RIVAL î)E so:h MAITUr:.
LA. BRANCHE
Oh! pour M. Oronte, je Vai trouvé plus modéré, lui... lima seulement donné deux soufflets.
M. ORGON
Tu m'étonnes , La Branche. Peuvent-ils être capables d'un pareil emportement, et doivent-ils trouver mauvais que j'aie consenti au mariage de mon ûh? Ne leur en as-tu pas expliqué toutes les circonstances ?
Pardonnez-moi. Je leur ai dit que monsieur votre
fils ayant commencé par où l'on finit d'ordinaire, la
iamille de votre bru se préparoit à vous faire un procès
que vous avez sagement prévenu en unissant les parties.
M. ORGON
Ils ne se sont pas rendus à cette raisom? LA BRANCHE.
Bon! rendus; ils sont bien en état de se rendre. Si vous m'en croyez, monsieur, vous retournerez à Chartres tout à l'heure.
M. ORGON voulant entrer chez M. Oronte.
Non. La Branche, je veux les voir, et leur représenter si bien les choses , que...
LA BRANCHE l'interrompant et le retenant.
Vous n'entrerez pas , monsieur , je vous assure. Je ne souffrirai point que vous alliez vous faire dévisager. Si vous leur voulez parler absolument, laissez pas.ser leurs premiers transports.
M. ORGON
(^ela est de bon sens.
LA BRANCHE
Remettez votre visite à demain. Ils seront plus dispensés à vous recevoir.