‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 298 sur 399 · ORGON à madame Oronte · texte numérisé non relu

ORGON à madame Oronte

Il est vi'ai, madame; et quand vous saurez toutes les circonstances de ce mariage, vous excuserez...

M. ORONTE à sa femme.

M. Orgon n'a pu se dispenser d'y consentir: mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'il assure que son fils est actuellement à Chartres.

M. ORGON

Sans doute.

m"' ORONTE.

Cependant il y a ici un jeune homme qui se dit votre fils.

M. ORGON

C'est un imposteur.

M. ORONTE

Et La Branche, ce même valet qui était ici avec vous, il y a quinze jours, l'appelle son maître. M. ORGOi\-.

La Branche, dites-vous! Ah! le pendard! Je ne m'ëtonne plus s'il m'a, tout à l'heure, empêché d'entrer chez vous. Il m'a dit que vous étiez tous deux daris une colère épouvantable contre moi, et que vous l'aviez maltraité , lui.

m"^ ORONTE.

Le menteur!

LISETTE à paît.

Je vois l'enclouure, ou peu s'en faut.

VAL ÈRE à part.

Mon traître se seroit-il joué de moi?

M. OROIVTE. voyant paroître La Branche et Crispin.

Nous allons approfondir cela, car les voici tous deux.

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