ORGON à madame Oronte
Il est vi'ai, madame; et quand vous saurez toutes les circonstances de ce mariage, vous excuserez...
M. ORONTE à sa femme.
M. Orgon n'a pu se dispenser d'y consentir: mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'il assure que son fils est actuellement à Chartres.
M. ORGON
Sans doute.
m"' ORONTE.
Cependant il y a ici un jeune homme qui se dit votre fils.
M. ORGON
C'est un imposteur.
M. ORONTE
Et La Branche, ce même valet qui était ici avec vous, il y a quinze jours, l'appelle son maître. M. ORGOi\-.
La Branche, dites-vous! Ah! le pendard! Je ne m'ëtonne plus s'il m'a, tout à l'heure, empêché d'entrer chez vous. Il m'a dit que vous étiez tous deux daris une colère épouvantable contre moi, et que vous l'aviez maltraité , lui.
m"^ ORONTE.
Le menteur!
LISETTE à paît.
Je vois l'enclouure, ou peu s'en faut.
VAL ÈRE à part.
Mon traître se seroit-il joué de moi?
M. OROIVTE. voyant paroître La Branche et Crispin.
Nous allons approfondir cela, car les voici tous deux.