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MARINE d'un air brusque. ;
Bonjour et bon an. *
FROIS'TIjN' à la baronne, en lui présentant un billet.
Ce billet que M. le chevalier vous écrit, vous instruira, madame, de certaine aventure...
MARIjS'E bas à la baronne.
Ne le recevez pas.
LA BAROA'XE prenant le billet des mains de Fronlin.
Cela n'engage à rien. Marine... Voyons, voyons ce qu il me mande.
MARINE à part.
Sotte curiosité!
LA BARONNE lisant.
c Je viens de recevoir le portrait d'une comtesse. Je « vous l'envoie et vous le sacrifie ; mais vous ne devez « point me tenir compte de ce sacrifice , ma chère ba- « ronne. Je suis si occupé, si possédé de vos charmes, « que je n'ai pas la liberté de vous être infidèle. Par- « donnez, mon adorable, si je ne vous en dis pas « davantage ; j ai lesprit dans un accablement mortel. « Tai perdu cette nuit tout mon argent, et Frontin vous « dira le reste. le chevalier. >•
MARINE à Frontin.
Puisqu'il a perdu tout son argent , je ne vois pas qu'il y ait du reste à cela.
FRONTIN-
Pardonnez-moi. Outre les deux cents pistoles que madame eut la bonté de lui prêter hier, et le peu d'argent qu'il avoit d ailleurs, il a encore perdu mille écus sur parole ; voilà le reste. Oh ! diable, il n'y a pas un mot inutile dans les billets de mon maître.