‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 336 sur 399 · LA BARONNE , M. TURCARET , FRONTIN · texte numérisé non relu

LA BARONNE , M. TURCARET , FRONTIN

FRONTIN à la baronne.

Madame, vous allez bientôt avoir la fille dont je vous ai parlé.

LA BARONNE à M. Turcaret.

Monsieur, voilà le garçon que je veux vous donner.

Il paroît un peu innocent.

LA BARONNE

Que vous vous connoissez bien en physionomies !

J'ai le coup d'œil infaillible... (A Frontin.) Approche, mon ami. Dis-moi un peu , as-tu déjà quelques principes ?

Le Sage. Théâtre. 27

4lH TURCARET.

FRONTrN.

Qu'appelez-vous des principes?

Des principes de coraniis ; c'est-à-dire si tu sais comment on peut empêcher les fraudes ou les favoriser ?

FROjVTIJV.

Pas encore, monsieur , mais je sens que j'apprendrai cela fort facilement.

Tu sais du moins larithmétique ? tu sais faire des comptes à parties simples ?

Oh! oui, monsieur; je sais même faire des parties doubles. J'écris aussi de deux écritures , tantôt de l'une et tantôt de l'autre.

De la ronde, n'est-ce pas ?

FRONTIN

De la ronde , de l'obUque.

Comment, de l'oblique ."^

FRONTIN

Eh! oui , d'une écriture que vous connoissez là....

d'une certaine écriture qui n'est pas légitime.

M. TURCARET à la baronne.

Il veut dire de la bàtai de.

FRONTIN

Justement; c'est ce mot-là que je cherchois.

M. TURCARET à la baronne.

Quelle ingénuité! Ce garçon -là, madame, est bien niais.

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