LE CHEVALIER, FRONTIN, LISETTE
LE CHEVALIER à Frontin, sans voir d'abord Lisette.
Je te rencontre à propos, Frontin , pour t' apprendre.. . (Apercevant Lisette.) Mais quc vois-je? quelle est cette beauté bnllante ?
FRONTIN
C'est une fille que je donne à madame la baronne pour remplacer Marine.
LE CHEVALIER
Et c'est sans doute une de tes amies ?
FRONTIJV.
Oui, monsieur ; il y a long-temps que nous nous connoissons. Je suis son répondant.
LE CHEVALIER
Bonne caution ! c'est faire son éloge en un mot. Elle est, parbleu! charmante... Monsieur le répondant, je me plains de vous.
FRONTIN
D'où vient ?
LE CHEVALIER
Je me plains de vous , vous dis-je. Vous savez toutes mes affaires, et vous me cachez les vôtres. Vous n'êtes pas un ami sincère.
Je n'ai pas voulu , monsieur...
LE CHEVALIER l'interrompant.
La confiance pourtant doit être réciproque. Pourquoi m'avoir fait mystère d'une si belle découverte ."*
FRONTllV.
Ma foi ! monsieur , je craignois...
LE CHEVALIER l'interrompant.
Quoi ?
FRONTIX.
Oh ! monsieur, que diable! vous m'entendez de reste.
LE CHEVALIER à part.
Le maraud! où a-t-il été déterrer ce petit minoislà?.. (A Frontin. ) Froutin, M. Froutiu , vous avez le discernement fin et délicat quand vous faites un choix pour vous même j mais vous n'avez pas le goût si bon