‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 364 sur 399 · ACTE III, SCÈNE XII. j\5l · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XII. j\5l

Elle en aura un. Vos reflexions sont justes : elles me déterminent.

FRONTIN

Je savois bien que ce nëtoit qu'une faute d'attention.

M. THRCA-RET.

Sans doute ; et , pour marque de cela , je vais de ce pas commander un carrosse.

FRONTliy.

Fi donc! monsieur, il ne faut pas que vous paroissiez là-dedans , vous ; il ne seroit pas honnête que l'on sût dans le monde que vous donnez un carrosse à madame la baronne. Servez-vous d'un tiers , d'une main étrangère , mais fidèle. Je connois deux ou trois selliers qui ne savent point encore que je suis à vous ; si vous voulez, je me chargerai du soin.

M. TURCARET rinterrompant.

Volontiers. Tu me parois assez entendu ; je m'en rapporte à toi... (Lui donnant sa bourse. ) Voilà Soixante pistoles que j'ai de reste dans ma bourse , tu les donneras à compte.

FRONTIN prenant la bourse.

Je ny manquerai pas, monsieur. A légard des chevaux , j'ai un maître maquignon , qui est mon neveu à la mode de Bretagne ; il vous en fournira de fort beaux.

Qu il me vendra bien cher , n est-ce pas ?

FRONTIN

Non , monsieur ; il vous les vendra en conscience.

La conscience d'un maquignon !

FROWTIN.

Oh! je vous en réponds , comme la mienne.

Sur ce pied-là ,ge me servirai de lui.

FRONTIN

Autre faute d'attention...

M. TURCARET l'inteiTonipant.

Oh ! va te promener avec tes fautes d attention... Ce coquin-là me ruineroit à la fin... Tu diras , de ma part , à madame la baronne , qu'une affaire , qui sera bientôt terminée . m'appelle au logis.

, ( n sort. )

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