‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 368 sur 399 · ACTE IV, SCÈNE I. J^^O · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I. J^^O

FROJVTIN.

Il n'y il qu une chose qui lembarrasboit.

LE CHEVALIER

Eh! quoi?

FRONTIN

Une petite bagatelle.

Dis-moi donc ce que c'est ?

FRONTIN

11 faut meubler cette maison de campagne. Elle ne savoit comment engager à cela M. Turcaret ; mais le génie supérieur qu'elle a placé auprès de lui s'est chargé de ce soin-là.

LE CHEVA.LTER.

De quelle manière t'y prendras-tu ?

FRONTIN

Je vais chercher un vieux coquin de ma connoissance, qui nous aidera à tirer dix mille francs dont nous avons besoin pour nous meubler.

LE CHEVALIER

As-tu bien fait attention à ton stratagème ?

FRONTIN

Oh! que oui, monsieur; c'est mon fort que l'attention. J'ai tout cela dans ma tète ; ne vous mettez pas en peine. Un petit acte supposé.... un faux exploit....

LE CHEVALIER l'interrompant.

Mais, prends-y garde, Frontin; M. Turcaret sait les affaires.

FRONTIN

Mon vieux coquin les sait encore mieux que lui. C'est le plus habile, le plus intelligent écrivain !...

LE CHEVALIER

C'est une autre chose.

FRONTIW.

Il a presque toujours eu son logement dans les maisons du roi , à cause de ses écritures.

LE CHEVALIER

Je n'ai plus rien à te dire.

FRONTIN

Je sais où le trouver , à coup sûr ; et nos machines seront bientôt prêtes... Adieu; voilà M. le marquis qui vous cherche. (il sort.)

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