‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 377 sur 399 · ACTE IV, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VIII

n'avieîs pas expressément renoncé aux droits de division et de discussion , nous poumons chicaner ledit Poussif.

LA BARONNE

Il faut donc se résoudre à payer , puisque vous m'y condamnez, monsieur. Je n'appelle pas de vos décisions.

FRONTIN bas à M. Turcaret.

Quelle déférence on a pour vos sentiments 1

LA BARONNE à M. Turcaret.

Cela m'incommodera un peu ; cela dérangera la destination que j'avois faite de certain billet au porteur que vous savez.

Il n'importe, payons, madame : ne soutenons pas un procès contre l'avis de M. Turcaret.

LA BARONNE

Le ciel m'en préserve ! Je vendrois plutôt mes bijoux, mes meubles.

FRONTIN bas à M. Turcaret.

Vendre ses meubles , ses bijoux , et pour l'équipage d'un mari, encore ! La pauvre femme !

M. TURCARET à la baronne.

Non , madame , vous ne vendrez rien. Je me charge de cette dette-là ; j'en fais mon affaire.

LA BARONNE

Vous vous moquez. Je me servirai de ce billet , vous dis-je.

Il faut le garder pour un autre usage.

LA BARONNE

Non, monsieur, non; la noblesse de votre procédé m'embarrasse plus que l'affaire même.

N'en parlons plus , madame ; je vais , tout de ce pas , y mettre ordre.

FRONTIN

La belle âme!... (A M. Foret.) Suis-nous, sergent : on va te payer.

LA BARONNE à M. Tnrcaret.

Ne tardez pas', au moins. Songez que l'on vous attend.

J'aurai promptement terminé cela ; et puis je reviendrai des affaires aux plaisirs.

( n sort avec M. Furet et Frontin. )

Page 1