‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 392 sur 399 · ACTE V, SCÈNE X. 4()>î · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE X. 4()>î

m"' tlrcahet. Oh ! monsieur, ne vous en défendez pas tant. Je n'en ai pas plus d'envie que vous au moins; et je ne viendrois point à Paris ti-oubler vos plaisirs, si vous étiez plus exact à payer la pension que vous me faites pour me tenir en province.

LE ]MARQi;iS à M. Tmcaret.

Pour la tenir en province!... Ah! monsieur Turcaret, vous avez tort ; madame mérite qu'on lui paie les quartiers d'avance.

M"' TURCARF.T.

Il m'en est dii cinq. S'il ne me les donne pas , je ne pars point ; je demeure à Paris , pour le faire enrager. J'irai chez ses maîtresses faire un charivari; etjecon)mencerai par cette maison -ci , je vous en avertis.

M. TURCARET à part.

Ah ! l'insolente !

LISETTE à part.

La conversation finira mal.

LA BARONjN'E à madame Turcaret.

Vous m'insultez , madame.

J'ai des yeux, dieu merci , j'ai des yeux ; je vois bien tout ce qui se passe en cette maison. Mon mari est la plus grande dupe...

M. TURCARET l'interrompant.

Quelle impudence ! Ah ! ventrebleu ! coquine ! sans le respect que j'ai pour la compagnie...

LE MARQUIS l'interrompant.

Qu'on ne vous gêne point , monsieur Turcaret. Vous êtes avec vos amis , usez -en librement.

LE CHEVALIER à ;\T. Tarcaret, en se mettant entre Ini et sa femme.

Monsieur...

LA BARONNE à madame Turcaiet.

Songez que vous êtes chez moi.

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