ACTE I, SCÈNE VU. lo
BÉATRIX bas.
Oui, tout au moins.
DOX FÉLIX saluant Elvire.
Un frère généreux , par cette assurance , adoucit , madame, la rigueur de ma destinée ; mais , que dis -je, adoucit ? Déjà j'oublie mes peines , et , charmé de l'appui que je trouve ici, je bénis l'infortune qui me l'a procuré.
ELVIRE
Jugez de mes sentiments par les vôtres , seigneur : mon frère et moi nous prenons intérêt à ce qui vous touche , et notre penchant s'accorde avec l'ordre du roi. Puissiez-vous trouver en Aragon la fin de vos déplaisirs !
DON FÉLIX
Ah! madame, que ne vous dois-je point! Je conserverai jusqu'au dernier soupir vos bontés gravées dans mon cœur.
LE COMTE
Ne consumons pas le temps en compliments frivoles. Ma sœur , conduisez le seigneur Mendoce au salon du jardin. Je m'y rendrai dans un moment. Que me veut don Alonse ? Il paroît avoir quelque chose à me dire.
( Don Félix donne la main à Elvire , et sort avec elle , Béatrix et Ramire. )