‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 5)Chapitre 15 sur 193 · XXX NOTICE SUR LA. VIE · texte numérisé non relu

XXX NOTICE SUR LA. VIE

SOUS le nom de Montmenil; le troisième , né en 1700, prit le même état sous le nom de Pittenec. C'était un grand sujet de chagrin pour Le Sage de voir ses deux fils embrasser une profession pour laquelle la conduite des comédiens à son égard lui avait donné tant d'aversion. Julien-François Le Sage, second fils d'Alain-Réné, né en 1698, était ecclésiastique et possédait un canonicat à la cathédrale de Boulogne-sur-mer. Par l'entremise du chanoine, le père s'était réconcilié avec son fils aîné, qui passait avec lui tous les instans qu'il avait de libres. Lorsque Montmenil était au théâtre, Le Sage allait passer la soirée dans un café de la rue Saint- Jacques. Le vieillard , quoique devenu sourd , avait conservé toute sa gaîté : on faisait cercle autour de lui; on montait sur les chaises , sur les tables pour l'entendre. Montmenil mourut en septembre 1743. Ce fut un coup de foudre pour son père, à qui le séjour de Paris devint dès-lors insupportable. Il alla avec sa femme chercher un asile et des consolations chez son fils le chanoine, à Boulogne. Le comte de Tressan raconte que le cours du soleil influait singulièrement sur les organes de Le Sage. L'auteur de Turcaret s'animait, dit-il, et prenait de la force à mesure que le soleil approchait du méridien; mais lorsqu'il commençait à pencher vers son déclin , la sensibilité du vieillard , la lumière de son esprit

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