‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravuresChapitre 138 sur 241 · LIVRE IV, CHA.P. If · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHA.P. If

ponctuelle, mais moins impatiente que moi, parut. Seigneur Gil lîlas, me dit -elle en m'abordant, combien y a-t-il que vous êtes ici ? Deux heures , lui répondis-je. Ah! vraiment, reprit-elle en faisant un éclat de rire à mes dépens, vous êtes bien exact : c'est un plaisir de vous donner des rendez-vous la nuit. Il est vrai, continua-t-elle dun air sérieux, que vous ne sauriez trop payer le bonheur que j'ai à vous annoncer. Ma maitresse veut avoir un entretien particulier avec vous, et elle m'a ordonné de vous introduire dans son appartement, où elle vous attend. Je ne vous en dirai pas davantage, le reste est un secret que vous ne devez apprendre que de sa propre bouche. Suivez-moi ; je vais vous conduire, A ces mots la duègne me prit la main ; et, par une petite porte dont elle avoit la clef, elle me mena mystérieusement dans la chambre de sa maîtresse.

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