FIN DU LIVRE SIXIEME
' H y a sur ce livre vi une remarque naturelle, c'est qu'il est le plus L'onrt de tous, et n'a pas de proportion avec les antres livres. Si nous avions le manuscrit, nous saurions aujourd'hui d'où vient cette brièveté. Le Sage s'étoit étendu sur le compte da saint-office et en avoit fait la satire la plus forte et la plus comique ; il y avoit belle matière; mais ces détails parurent chatouilleux an censeur, qui en raya une partie, et ne laissa passer que la scène admirable de l'interrogatoire prêté par le pauvre Gaspard (ci-dessus, pages 517 et suiv. ).
Cette scène seroit plus étonnante encore s'il étoit prouvé que Le Sage n'eût fait que copier un auteur espagnol; mais il n'y a nulle apparence que ce soit en Espagne qu'on ait imaginé de verser un tel ridicule snr les procédures atroces de l'inquisition , et dans un temps où la puissance de la sainte Hermandad y étoit respectée au point d'absorber quelquefois jusqu'à l'autorité royale.