‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravuresChapitre 70 sur 241 · LIVRE II, CIIAP. Vil · texte numérisé non relu

LIVRE II, CIIAP. Vil

Nous nous levâmes après cela, et nous nous remîmes en marche avec beaucoup de gaieté. Le barbier, à qui Fabrice avoit dit qu'il m'etoit arrivé des aventures trèsparticulières, me pria de les lui apprendre moi-même. Je crus ne pouvoir rien refuser à un homme qui in avoit si bien régalé ; je lui donnai la satisfaction qu'il demandoit. Ensuite je lui dis que pour reconnoître ma complaisance il falloit qu'il me contât aussi l'histoire de sa vie. Oh! pour mon histoire, s'écria-t-il , elle ne mérite guère d'être entendue : elle ne contient que des faits fort simples. IXéanmoins , ajouta-t-il , puisque nous n'avons rien de meilleur à faire, je vais vous la raconter telle qu'elle est. En même temps il en fit le récit à peu près de cette sorte.

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