‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 149 sur 221 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

MINUCCIO, àpart.

Je ne m'en débarrasserai jamais. Il est cause que Perillo s'est échappé tantôt dans cette foule. Un valet apporte un flacon de vin ; l'officier remet en même temps un papier au roi, qui le lit à l'écart.

LA REINE

Eh bien ! petites indiscrètes, petites bavardes, vous voilà encore, selon votre habitude, importunant ce pauvre Minuccio !

PREMIÈRE DEMOISELLE

Nous voulons qu'il nous dise une romance.

DEUXIÈME DEMOISELLE

Et des tensons.

TROISIÈME DEMOISELLE

Et des jeux-partis.

LA REINE, à Minuccio.

Sais-tu que j'ai 'à me plaindre de toi ? On te voit paraître quand le roi arrive ; mais dès que je suis seule, tu ne te montres plus.

SER VESPASIANO, s'avançant.

Votre Majesté est dans une grande erreur. Il ne se passe point de jour qu'on ne me voie en ce palais.

LA REINE

Bonjour, Vespasîano, bonjour.

MINUCCIO, à part.

Que va-t-il devenir maintenant ? Il est soldat, il faut qu'il parte.

LE ROI, lisant d^un air distrait, et s' adressant à Minuccio.

Je suis bien aise de te voir. Tu vas me conter les nouvelles. Allons, bois un verre de vin, SER VE8PASIANO, buvant.

Votre Majesté a bien de la bonté. Mon mariage n'est point encore fait.

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