‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 2 sur 221 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

que dans tous vos atours. Aurez-vous un baiser pour votre peine ?

Elle baise sa bourse et s'arrête.

Pauvre petite! tu ne vaux pas grand 'chose ; on ne te vendrait pas deux louis. Comment se fait-il qu'il me semble triste de me séparer de toi ? N'as-tu pas été commencée pour être finie le plus vite possible? Ah! tu as été commencée plus gaiement que je ne t'achève.- Il n'y a pourtant que quinze jours de cela; que quinze jours! est-ce possible? Non, pas davantage.; et que de choses en quinze jours î Arrivons-nous trop tard, petite ?... Pourquoi de telles idées? On vient, je crois; c'est lui; il m'aime encore.

UN DOMESTIQ^UE, entrant.

Voilà monsieur le comte, madame.

MATHILDE

Ah, mon Dieu ! je n'ai mis qu'un gland et j'ai oublié l'autre. Sotte que je suis! Je ne pourrai pas encore la lui donner aujourd'hui ! Qu'il attende un instant, une minute, au salon ! vite, avant qu'il entre...

LE DOMESTIQ^UE.

Le voilà, madame.

// sort, Mathilde cache sa bourse.

Vn CAPRICE.

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