‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 200 sur 221 · BETTINE, CALABRE · texte numérisé non relu

BETTINE, CALABRE

BETTINE

Qu'arrive-t-il encore, mon ami? As-tu remarqué, en ouvrant cette lettre, comme il a changé de visage? Est-ce encofe un nouveau malheur? Ah! cette femme nous fait bien du mal.

CALIBRE

La lettre n'est pas d'elle, madame ; c'est nn de ses gens qui l'a apportée, mais ce n'est pas son écriture.

BETTINE

Son écriture! Hélas! excepté moi, tout le monde la connaît donc dan& cette maison ?

CALABRE, désignant la boite.

Ceci, madame, vient de la part du marquis.

BETTINE

Ah ! je n'y pensais plus.

Elle ouvre la boite.

Des diamants !

Il y a un petit billet.

BETTINE

Voyons :

Elle Ut :

« Vous m'avez permis , belle dame , de vons envoyer un bouquet de noce... »

)70 BETTINE

Ah ! ciel ! j'entends la voix de Steinberg ; il parle avec une violence ! L'entends-tu, Calabre ! Il revient ici... Garde cet écrin, il n6 faut pas qu'il le voie, pas maintenant, et dis-moi vite^ avant qu'il vienne, combien a-t-il perdu?

CALABRB.

Âh! madame, il m'est impossible...

BETTINE

Il faut que je sache, il faut que tu parles, quand tu serais lié par mille serments! Faut-il te le demander à genoux?

CALABRE

Ah! ma chère dame!

BETTINE

Est-ce cent mille francs ?

CALABRE, d voix hosse.

Eh bien! oui.

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