‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 96 sur 221 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LA COMTESSE

Voyons; mais il me semble que oui. Vous me ?aviez volée apparemment.

EUe se met au piano et joue.

GERMAIN, à part.

Justement, c'est celle de la malle.

Au marquis.

Monsieur, monsieur le baron m'a dit de vous demander...

Quoi? Qu'est-ce que c'est?

GERMAIN

Si vous songiez à vos affaires.

Eh ! oui, tu viens nous déranger...

GERMAIN

Cest que monsieur le baron a reçu tout à l'heure un exprès de Fontainebleau, et cela l'inquiète beaucoup. Il est retourné encore chez monsieur Duplessis; il paraissait tout bouleversé.

En vérité?

GERMAIN

Oui, et je vous ai apporté cette musique, afin d'avoir une raison d'entrer et afin de pouvoir vous dire en même temps qu'il faut une réponse surle-champ.

LE MARQ.U:S réfléchit.

Tuas bien fait. Mais il me semble... Ce n'est pas

IpO ON NE SAURAIT PENSER A TOUT.

cela, madame, ce n'est pas cela, vous vous trompez.

Il va au piano,

LA COMTESSE

Mais j'y vois clair apparemment. Tenez ..

Elle foue.

GERMAIN

Il ne me semble pas qu'ils parlent beaucoup d'affaires. Monsieur le baron m'a dit de saisir au vol quelques mots de leur entretien.

, Il se retire lentement.

LA COMTESSE

Vous voyez bien que c'est écrit ainsi.

Oui, pour la musique. Mais les paroles...

LA COMTESSE

Les paroles ! je ne les sais pas.

Comment! elles sont de...

Il chante.

Fanny, l'heureux mortel qui pris de toi respire... GERMAIN, prés de la porte.

Cela ne prend pas le chemin de Gotha.

J'ai oublié le reste ; c'est singulier.

LA COMTESSE

Très-singulier, aVec votre mémoire !

Ouï, ordinairement |e retiens tout ce que je veux.

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