‹ uvres de Bernard, ornées d'une gravure d'après PrudhonChapitre 14 sur 116 · ACTE II, SCÈNE III. i|i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III. i|i

Le soin de me punir d'un crime que j'abhorre : Il m'en dit plus que ton courroux.

Tu pleures l'amant le plus tendre ,

Mais de nous deux encor son destin peut dépendre. D'un mot tu peux le rendre au jour.

TÉLAÏRE.

Ordonnez, que faut-il?

PHÉBÉ

Immoler ton amour.

Et mon art forcera l'enfer à nous le rendre.

TÉLAÏRE.

Oui, je m'en impose la loi.

Qu'il vive, que pour lui votre ardeur se signale.

PHÉBÉ

Tu le veux?

TÉLAÏRE.

Hâtez-vous, je cède à ma rivale L'amour dont il brûla pour moi.

(On entend une symphonie guerrière et des chants de victoire.)

LE CHOEUR, derrière le théâtre.

Triomphe ! vengeance !

TÉLAÏRE.

C'est le roi vainqueur qui s'avance.

PHÉBÉ

11 a vengé nos maux , il faut les réparer.

(Elle sort.)

(Le jour commence à paroitre, et découvre les différents monuments qui sont sur la scène.)

Page 1