‹ Œuvres de BoufflersChapitre 33 sur 74 · LA RÉSIDENCE · texte numérisé non relu

LA RÉSIDENCE

Un évéque de grande mise Et dont le nom me reviendra

«« BOUFFLEHS.

Bt qnî doivent prêter leurs ombres maternelles A mille cl mille oiseaux dont je me crois parent. Je fis ma confidence à ma seconde mère.

Qui me répondît en pleurant :

Pauvre petit ami, quoi ! vous prétendez faire, Dans les airs, le métier de chevalier errant? Je sens, lui dis-je, en moi quelque chose de grand, Qm n annonce rien moins qu'un pinson ordinaire ;' Je veux tenter fortune et m*abandonner au sort. Des pinsons mes aïeux je veux voir la patrie. On se plaît au berceau de ceux de qui Ton sort. Pauvre petit ami, dit encor mon amie.

Vous allez en terre ennemie.

Hélas ! pour y trouver la mort :

Connaissez mieux les bois, la paix en est bannie : Le plus fort y domine et le plus faible a tort : El que peut espérer un pinson, je vous prie.

Dans le domaine du plus fort ?

Ces discours, j'en rougis, ont vaincu mon courage, El j'ai Élit, non sans quelque effort.

Vœu de clôture dans ma cage.

En dîet, dans vos bois on ne vit qu'à demi, Là, jamais de nos ans la trame n'est complète, El la race pinsonne, à l'escrime peu faite, A toute heure y rencontre un nouvel ennemi.

Vers minuit, sous la feuUle êles-vous endormi, Gare le chat-huant et gare la belette ; Au lever du soleil, l'oiseleur a son tour:

Si vous vous éloignez des pièges qu'il vous dresse. Un chasseur vient sur vous éprouver son adresse ; Au chasseur échappé, vous trouvez le vautour Toujours fuir ! à ce prix la vie est par trop chère • Mais c'est peu du péril auprès de la misère :

Tantôt la soif, tantôt la faim ; Point d'eau dans les chaleurs, eu hiver point de grain ; El puis le grand air est malsain,

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