‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 3)Chapitre 34 sur 72 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Qu il y ait des hommes, et des hommes chrétiens, à qui, par un jugement secret de Dieu j la passion de Jésus-Christ, toute sahitahre qu elle est, devienne inutile, c*est uue vérité trop essentielle dans notre religion pour être ignorée, et trop funeste pour n'être pas le sujet de notre douleur. Quand le Sauveur, du haut de sa croix, prêt à rendre Tame, poussa ce cri vers le ciel, Dcm^ Deus meui^ ut quid dereliqin$tt in^(MATTH.,27)? Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous délaissé ? il n y out personne qui ne crût que la violence des touroMnts lui arrachoit cette plainte , et peut-être nous-mêmes le croyons-nous encore. Mais le grand évéque Arnould de Chartres , pénétrant plus avant dans les pensées et dans les affections de ce Dieu mourant , dit , avec bien phis de raison, que ia plainte de Jésus-Christ à son Père vint du sentiment dont il fut touché en se représentant le peu de fruit que produiroit $a mort, en considérant le petit nombre d'élus qui en profiteroient; en prévoyant, mais avec horreur, la multitude infinie de réprouvés pour qui elle seroit sanseffet : comme s'il eût voulu foire entendre que ses mérites n'étoient pas assez ampleaent ni assez dignement récompensés, et qu après tant de travaux il avoit lieu de se promettre tout uq. autre succès en faveur des hommes. Les paroles de cet auteur sont admirables : Sabiracla $ibiagonum suorum stipen^ dia Ckmttu queritur^ protestatis non esie qucMtuoêos Uaui diacriminis sudoreifSi U. quitus tanti laboris mpensaest opera^ sic dereHnqwmtur (Abu. Garn. ) : Jésus-Christ se plaint, dit ce savant prélat : et de quoi se plaint-il? De ce que ia malice des pécheurs lui &it perdre ce qui devoit être le paiement et la solde des combats qu'il a soutenus ; de ce que des millions d'hommes pour qui il souffre n'en seront pas moins exclus du bénéfice de la rédemption, Et parcequ'H se regarde dans eux comme leur chef, et qu'il les regarde eux-mêmes, malgré leur indignité, comme les membres de son corps mystique ; les voyant délaissés de Dieu, i! se plaint de létre lui-même : Deus^ Deus meus , ut quid dereUquisû me (Matth., 37)2 II se plaint de ce qui faisoit gémir saint Paul, lorsque , transporté d'un zâe apostolique , il disoit aux Galates ; Eh quoi! mes Frères, Jésus-Christ est-il donc mort inutilement? le mystère de sa ci oix est-il donc anéanti poar vous? ce sang qu'il a abondamment répandu n'aura-tnil donc pas la vertu de vous

sanctifier? Ergd gratis Christus mortuus est? ergo evacuatum estscati' dalvm crucîs ( Gai. , 2 et 5 ) ?

Mais ici, Chrétiens, je me sens touché d'une pensée qui, toute contraire qu elle paroit àcelle de l'Apôtre, ne laisse pas de la fortifier et de la confirmer. Car saint Paul s'afflige de ce qu'il semble que Jésus- Christ ait souffert en vain ; et moi je me consolerois presque, si c*étoit seulement en vain qu'il eût souffert, et si sa passion ne nous étoit rendue qu'inutile par nos péchés. Ce qui me consterne, c'est qu'an même temps que nous nous la rendons inutile, il faut, par une inévitable nécessité, qu elle nous devienne pernicieuse. Car cette passion, dit saint Grégoire de Nazianze, est de la nature de ces remèdes qui tuent dès qu'ils ne guérissent pas, et dont l'effet est de donner la vie, ou de se convertir en poison : ne perdez rien de ceci, je vous prie. Souvenezvous donc, Chrétiens, de ce qui arriva dans la suite du jugement, et sur le point de la condamnation du Fils de Dieu, lorsque Pilate se lavant les mains devant les Juifs, et leur ayant déclaré qu'il n'étoit point coupable du sang de ce Juste, mais qu'il s'en déchargeoit sur eux , et que ce seroit à eux d'en répondre ; ils s'écrièrent tout d'une voix qu'ils y consentoient, et qu'ils vouloient bien que le sang de ce Juste retombât sur eux et sur leurs enfants : Sanguis ejus super nos^ et super fi-liosnostros (Matth., 27). Vous savez ce que leur a coûté cette parole; vous savez les malédictions qu'une telle imprécation leur a attirées , le courroux du ciel qui commença dès-lors à éclater sur cette nation ; la ruine de Jérusalem qui suivit bientôt après , c'est-à-dire le carnage de leurs citoyens, la profanation de leur temple, la destruction de leur république, le caractère visible de réprobation que porte encore aujourd'hui leur malheureuse postérité, ce bannissement universel, cet exil de seize cents ans, cet esclavage par toute la terre; et cela , en conséquence de la prédiction authentique que Jésus-Christ leur en fit allant au Calvaire; et cela, avec des circonstances qui font incontestablement voir qu'une punition aussi exemplaire que celle-là ne peut être imputée qu'au déicide qu'ils avoient commis dans la personne du Sauveur, puisqu'il est évident, dit saint Augustin, que jamais les Juifs ne furent d'ailleurs ni plus éloignés de l'idolâtrie, ni plus religieux observateurs de leur loi qu'ils Tétoient alors , et que , hors le crime de la mort de Jésus-Christ, Dieu, bien loin de les punir, eut dû, ce semble , les combler de ses bénédictions : vous savez , dîs-je , tout cela, et tout cela est une preuve convaincante qu'en effet le sang de ce Dieu-Homme est retombé sur ces sacrilèges, et que Dieu, les condamnant par leur propre bouche, s'est servi , quoique malgré lui-même , pour les perdre, de ce qui étoit destiné pour les sauver : Sanguis ejus super noSf et super filios nostros!

Or, cela même. Chrétiens, pour parler avec le Saint-Esprit, n'est arrivé aux Juifs qu'en figure: ce n'est encore que l'ombre des affreuses mAlédictionè dont l'abus des mérites et de la passion du Fils de Dieu

doit être pour nous la source et la mesure. Je m'explique. Que faisons-nous» mes chers auditeurs» quand, emportés par les desîrs^dérëglés de notre cœur, nous consentons à un pëchë contre lequel notre conscience réclame; et que faisons-nous quand, possédés de l'esprit du monde , nous résistons à une grâce qui nous sollicite et qui nous presfi d'obéir à Dieu? Sans y penser et sans le vouloir, nous prononçons secrètement le même arrêt de mort que les Juifs prononcèrent contre eux-mêmes devant Pilate , lorsqu'ils lui dirent : Sanguis ejm super nos. Car cette grâce que nous méprisons, est le prix du sang de Jésus-Christ; et le péché que nous commettons , est une profonation actuelle de ce même sang. C'est donc comme si nous disions à Dieu : Je vois bien. Seigneur, à quoi je m'engage, et je sais quel risque je cours ; mais plutôt que de ne me pas contenter, je consens que le sang de votre Fils retombe sur moi , ce sera à moi d'en porter le châtiment; mais je satisferai ma passion : vous aurez droit d'en tirer une juste vengeance ; mais cependant je viendrai à bout de mon entreprise.

Ainsi nous condamnons-nous nous-mêmes ; et voilà. Chrétiens, un des fondements essentiels de ce mystère si terrible de l'éternité des peines dont la foi nous menace, et qui révolte notre raison. Nous désespérons d'en avoir l'intelligence dans cette vie , et nous ne prenons pas garde, dit saint Chrysostome, que nous la trouvons tout entière dans le sang du Sauveur , ou plutôt dans la profanation 'que nous en faisons tous les jours. Car ce sang, mes Frères, ajoute ce saint docteur, suffit pour nous rendre, non pas moins affreuse, mais moins incroyable celte éternité, et voici par où. Ce sang est d'une dignité infinie; il ne peut donc être vengé que par une peine infinie. Ce sang, si nous nous perdons , s'élèvera éternellement contre nous au tribunal de Dieu : il excitera donc éternellement contre nous la colère de Dieu. Ce sang, en tombant sur les réprouvés, leur imprimera une tache qui ne s'effacera jamais ; leurs tourments ne doivent donc aussi jamais finir. Un réprouvé dans l'enfer parottra toujours aux yeux de Dieu teint de ce sang qu'il a si indignement traité : Dieu donc aura toujours horreur de lui ; et comme l'horreur de Dieu pour sa créature est ce qui fait l'enfer, de là vient que l'enfer sera éternel. Et en cela, mon Dieu , vous êtes souverainement équitable, souverainement saint, et digne de nos louanges et de nos adorations : Juitus es , Domine, et sanctuSyquihœcjucUcastt (Apoc. y i6). C'est ainsi que le disciple bienaimé s'en expliquoit à Dieu même dans son Apocalypse : Les hommes, lui disoit-il, Seigneur, ont répandu le sang de vos serviteurs et de vos prophètes ; c'est pourquoi ils ont mérité de le boire , mais de le boire dans le calice de votre indignation : Quia sanguinem sanctorum fuderunt , et sanguinem dedisti eis bibere ( Ibid. ). Expression dont se sert TÉcriture pour signifier les derniers efforts de la vengeance divine. Ah ! si le sang des prophètes a attiré sur.Ies hommes les fléaux

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de Dieu, que sera-ce du saog de Jésus- Christ? Si le sang des martyrs s'est fait entendre jusqu'au ciel contre les persécuteurs de lafiû, comment sera entendu le sang du Rédempteur ?

Car voilà encore une fois » Chrétiens , la déplorable nécessité oiï nous sommes réduits. Il faut que ce sang qui coule au Calvaire demande grâce pour nous , ou justice contre nous. Lorsque nous nous Tappli» quons par une foi vive et par une sincère pénitence, il demande grâce : mais quand, par nos désordres et nos impiétés , nous en arrêtons la salutaire vertu, il demande justice, et il Tobtient infailliblement. C*est dans ce sang, dit saint fiernard, que toutes les âmes justes sont purifiées; mais, par un prodige tout opposé, c'est aussi dans ce même sang que tous les pécheurs de la terre se souillent et se rendent, si je rose dire, plus hideux devant Dieu. Ah! mon Dieu, paroîtrai-je jainais à vos yeux souillé de ce sang qui lave les crimes des autres? Encore si je ne Tétois que de mes propres péchés, peut-être pourroisrje me promettre un jugement moins rigoureux : considérant mes péchés comme mes misères , comme mes foiblesses , comme mes ignorances, peut-éire vous en tiendriez-vous moins offensé. Mais que ces péchés doni je serois couvert se présentassent à moi comme autant de sacrilèges» par rapport au sang de votre Fils ; que l'abus de ce sang fut méié et confondu dans tous les dérèglements de ma vie; qu il n'y en eût aucun contre lequel ce sang ne criât plus haut que le sang d'Abel contre Caïn ; alors, ô Dieu de mon ame, que deviendrois-je en yotre présence? Non, Seigneur, secriôii affectueusement le même saint Bernard, ne permettez pas que le sang de mon Sauveur retombe sur moi de la sorte ! Qu'il tombe dans moi pour me sanctifier, et non pas sur moi pour me réprouver : Inme , non super me (Bern.) ; dans moi, par le bon usage des grâces qui en sont les divins écoulements, et non pas sur moi, par laveuglement d'esprit et l'endurcissement de eœur qui en sont les peines les plus redoutables ; dans moi , par la participation de l'adorable Eucharistie, quien est la précieuse source, et non pas sur moi, par les malédictions attachées au mépris de vos sacrements ; enfin, dans moi, par le règlement de jçaes mœurs et par la pratique des œuvres chrétiennes, et non pas sur moi, par mes égarements , par mes infidélités , par mon obstination et mon imp^itence. C'est, mes Frères, ce que nous devons aujourd'hui demander à J[ésus-Chi*ist crucj^é ; c'est dans ce sentiment que nous devons aller au pied de sa croix , et recueillir le sang qui en découie. C'étoit le Sauveur des Juifs aussi bien que le nôtre; mais de ce Sauveur , dit $âiQt Augustin» les Juifs ont fait leur juge : Cruxifixeruni StUvatorevi fitum, et feceru^t damnatorem suum (Aug.). Préservons-nous de, ce malheur : il ne tient qu'à nous. Qu4 soit notre Sauveur, ce Dieu mort pour nous sauver ; qu'il le soit peadant tout le cours de notre yi^, et que, ses mérites répandus sur no.us avec aboif dance Jie perdent rien entre nos mams de .leur efficace, niai$ la conseï vent tout entiène

SUR hk PASSION DE ifiSU&GHRIST. S»

par le fruit que nous en tirerons ; qu'il le soit à la mort ; et qu'à ce dernier moment la croix soit notre soutien, et nous aide à consommer l'ouvrage de notre salut, qu'elle a commencé : qu'il le soit dans Téterlûté bienheureuse, où il nous fera part de sa gloire autant que nous aurons pris de part à ses souffrances. C'est ce que je vous souhaite, etc»

Nwnc judicium est mundi : nune pHnceps ht^fut mundi ejicielur forât : et ego si exat» tatus fuero à terrd , omniatraham ad meipsum. Hoc autem dicebat sîgnificans qud morte êssetmmrHurus,

Ccrt «iJourd*bai le Jagauent da vondt ; «^ maintencnt qqele p«iiiOQ du nooéa va être chassé : et qoaad oa m'aura élevé de la terre, j'attirerai tout à moi. Ce qu'il disQit pour Btarquer de quel genre de mort il devolt mourir. Siinr Jean, chap. xtr.

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C'est ainsi que le Sauveur du monde parloit de lui-même » et qu'entretenant ses disciples de ce qui devoit lui arriver, il leur dédaroit tout à la fois » par un esprit propb^que, trois grands mystères renfermés dans celui de sa passion et de sa mort : le jugement du monde commencé, le prince du monde chassé, le Fils de l'Homme élevé, et attirant à soi tout le monde*Dece$troismysièresetdeeea Croisoracles prononcés par Jésus-^Christ, nous en. voyons déjà deux sensiblement accomplis. Le Fils de THomme élevé, et attirant tout à lui : car quelle vertu la croix:, où nous le contemplons en ce saint jour» o.Vt*. éUe pas eœ poor lui attirer les. cœurs? De œtte croix qui Ta élev<é delà terre, eoopdbien.de sectatemrs de aa doctrine, comÛen d'imita» teurs de ses tertas , combien de oonfesseuFs de son nom , combien de man3^9; témtÛH îrreprocbables de la vérité de sa religion , com- Imu de disdplet nélés pour da gloire; disons noueux, combien de peuples, combien de royaumes et d'états n'a-t-îl paa gagnés et soumis à son Évangile? Et ego si exëUatm fuetù à êentàf omma trw^ ham ad mtàpÊum. Le prince dit monde ehàssë : evr, en. Vertu de ce ■lysière de la €r6ix,< combien de (eaplçs ont été renversés, aombieo d'idoles brisées, conMen de faux sacrifices raboUs, eomb«en d'erreurs eottfondiies^.oombien de superstitions.délrnîtes , combien d'infidèlfis. convertis, eombien de pécfaeurs sanctifié»? Tout œla a'nx dépens du princedu monde, et^de oe fort arméque le Fils de Dkn^ plus puissant encore et plus fort, est venu combattre,^ non parla force néanmoins et par la puissance, mais par la foiblesse et par Tinfirmité : Nunc priti" eefê hym murM^i^emrfwàs* Il neceste donc pIttS;qtte le jugement du monde, el cest ^important mystère que j'ai choisi pour sijet de ce discours. Jésvs-Christnoiis assure qae ce jugement du mpiidea<Oo«mmcé dans sa passion , Mme jtiii(icittm.esl ni«fidi;et<)*ési ce que j'en-» treprendadejusUlier, après cpieaMa aunons rtenânirla(«roix quifut f instramem de toutes ces mervf iUe^ , ks. devoirs ordinaires i en luf adressnm ht pt ière de. FÉglito : OichmJt*, (w»4 .

Que celui qui est Dieu , et sans usurpaiion égal à Dieu , juge lé inonde et le condamne , c'est Tordre naturel et iqviolable ; mais que le monde entreprenne de juger et de condamner un Dieu, c'est le renversement de Tordre et le comble même de tous les désordres* 11 appartient, dit saint Ambroise, au supérieur de juger , et à Tinférieur d'être jugé. Pour juger, il fiiut avoir Tautorité ; et pour être jugé et condamné, il faut être dépendant et criminel. Le monde étoit le criminel et le sujet, et Jésus-Christ étoit le Juste et le souverain. C'étoit donc Jésus-Christ qui devoit juger le monde , et non pas le monde qui devoit juger Jésus-Christ. Cependant, mes chers auditeurs, nous voyons ici l'un et Tautre; et le mystère des souffrances du Sauveur n'est qu'une preuve sensible et convaincante de cette parole que j'ai prise pour mon texte, et qui s'est vérifiée à la lettre dans le double sens que je lui vais donner : Nunc judicium est niundi. C'est aujourd'hui le jugement du monde : pourquoi? parceque c'est aujourd'hui que le Fils de Dieu, par un secret impénétrable de sa sagesse et de sa charité divine » s'est soumis à être jugé et condamné par le monde ; et parceque c'est aujourd'hui que le monde, par un retour nécessaire et inévitable, a été malgré lui condamné et jugé par le Fils de Dieu. Deux juges et deux coupables tout à la fois ; ou plutôt un coupable érigé en juge, et un juge dégradé jusqu'à la condition de coupable : un faux juge , et un vrai coupable qui est le monde; un coupable ap* parent, et un juge légitime qui est Jésus-Christ : tous deux prononçant, tous deux décidant , tous deux , par une opposition mutuelle et bien surprenante , se réprouvant. Deux jugements dans 1^ vue desquels je puis m'écrier d'abord avec le Prophète royal : Judida tua ,âbys9us muUa (P#. 55} : Ah ! Seigneur, que vos jugements sont profonds ! Soit que je considère celui que te monde a porté contre vous» soit que je médite celui que vous avez porté contre le monde, tous deux me paroissent de vastes afaimes : Tun de péchés, Tantre de vertus ; l'un d'horreurs et d'iniquhés, Tautre de grâce et de sainteté. Abtme d'iniquités» dans le jugement oii je vois le Saint des saints condamné par des pécheurs : abtme de sainteté, dans le jugement où je vois les pécheurs condamnés par les exemples d'un Dieu mourant. En deux mots, Chrétiens, Jésus-Christ jugé par le monde, et le monde jugé par Jésus-Christ : c'est tout le sujet de vôtre attention.

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