‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 3)Chapitre 45 sur 72 · SERMON SUR LA TRÈS SAINTE TRINITÉ · texte numérisé non relu

SERMON SUR LA TRÈS SAINTE TRINITÉ

S In nonUnê PatrU, et FUH, et Sjpiritus sanetL Au nom du Père, et du Fib, et da Saint-Esprit. SiiRT Hatth., diap. xxYiii.

Voilà, Chrétiens, en trois paroles, le sommaire de notre foi, le fondement de notre religion, le caractère de notre profession, le plus auguste de nos mystères. Le Sauveur du monde en a fait une partie essentielle du premier de tous les sacrements ; il a voulu qu'il entrât presque dans la composition de tous les autres i la primitive Église s'en servoit comme d'un sceau public et universel, pour distinguer les fidèles; et c'est pour nous conformer à ses sentiments que nous le mettons à la tète de toutes nos actions, voulant qu'elles soient autant de témoignages du culte que nous rendons à l'adorable et très sainte Trinité. Aussi est-ce cette foi, dit saint Augustin, que nous regardons comme le plus précieux trésor de TÉgUse ; cette foi qui justifie les pécheurs, qui sanctifie les Justes, qui baptise les catédiumènes, qui courpnne les martyrs, qui consacre les prêtres, qui sauve tout le monde. Cependant, mes chers auditeurs, à quoi m'engage la fête et la.sQiennitéde.ce jour? Le prophète Jérémie disoit à Dieu: Seigneur, j» 9uis un enfiint quine fait encore que bégayer, et qui ne sait pas ex«^ pliquer «es pensées: comment voulez-vous que parle à votre peuple, et que je. lui pnuonqe votre loi? Mais, lui répondit le Dieudisraêl, ne crains point, c'est moi qui t'envoie ; et puisque je t'envoie, je te sou-^ tiendrai dai^s l'exercice de ton ministère : je te mettrai dans la bouche ce que tu auras à dire, et je serai au même temps dans les cœurs de ceux qui t'écorneront, pour les disposer à te donner une attention favorable. Voilà, mes Frères, ce qui fait aujourd'hui toute ma confiance. J'ai à vous entretenir du plus profond et du plus impénétrable mystère ; mais deux choses me rassurent, l'ordre de Dieu, et votre disposition : l'ordre de Dieu, qui me commande de vous parler; et la disposition oii vous êtes de recevonr, avec une réflexion toute particuUère, sa sainte parole. Implorons néanmoins, pour traiter ce grand sujet, le secours du ciel, par l'intercession de Marie. Ave^ Maria.

Pour parler utilement. Chrétiens, du mystère de la très sainte Trinité, et pour le rapporter, autant qu'il est possible, à l'édification de nos mœurs, voici trois prq)ositions que j'avance d'abord , et qui ferput le sujet fdt le partage de ce discours. Je dis que la profession que

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